letelegramme.com

 

Rechercher

Bio. La nature au prix fort [Chiffres + Video]

7 février 2010 - 10 réactions

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF
  • Imprimer cet article

Encore marginal avec 2% du marché alimentaire, le produit bio tient une place grandissante dans le panier du consommateur. Plus coûteux à produire, le bio est aussi plus cher. Pour autant est-il trop cher? Ce surcoûtest-il justifié?

Le bio est plus cher. Pourquoi?
La première raison est liée au mode de production. L'agriculteur bio a pour principe de respecter l'environnement. Il n'utilise pas de pesticides ni d'engrais chimiques. Du coup, ses rendements sont moindres et le coût du travail est plus élevé. La demande étant largement supérieure à l'offre, le bio ne connaît pas la surproduction. «Nos produits se vendent entre 0 et 30% plus cher que les produits conventionnels», indique Yves Jan, producteur de lait en Ille-et-Vilaine et vice-président d'Interbio Bretagne, l'interprofession régionale. En cas de crise, le différentiel peut se creuser. Ainsi, en 2008, le litre de lait bio était payé au producteur 10 à 30% plus cher que le lait conventionnel et jusqu'à 50% plus cher en 2009, année où le prix du lait conventionnel s'est effondré. Autre cause de surcoût: la certification des produits bio. Les producteurs bio paient les organismes certificateurs qui les contrôlent et qui leur délivrent l'autorisation de porter le logo AB ou la mention officielle «produit issu de l'agriculture biologique». Les fabricants des filières bio mettent également en avant la qualité de leurs recettes intégrant moins d'additifs et plus d'ingrédients nobles, ce qui renchérit le prix. Les adeptes du bio évoquent, enfin, les «coûts indirects» du conventionnel. Ce que le consommateur ne paie pas immédiatement quand il achète un produit conventionnel, il le paie sur sa facture d'eau ou en tant que contribuable pour financer la dépollution.

Les agriculteurs bio ont-ils moins d'aides que les autres?
La différence de prix pouvait s'expliquer par le moindre soutien des pouvoirs publics à l'agriculture biologique. «C'est moins vrai aujourd'hui. Le Grenelle de l'environnement a fait évoluer les choses. Par aillleurs, avec l'instauration des nouvelles primes européennes (les droits à paiement unique basés sur des références historiques), il peut arriver qu'un agriculteur reconverti en bio touche les mêmes aides qu'un conventionnel», souligne-t-on à Interbio.

Des prix trop élevés?
Tout dépend des produits et des circuits de distribution. L'association de consommateurs UFC-Que choisir a mis récemment les pieds dans le plat en dénonçant des marges exagérées de la grande distribution sur les aliments bio, surtout quand ils sont vendus sous marques distributeurs (MDD). Elle souligne, par exemple, que le panier de 14 produits bio qu'elle a sélectionnés pour son enquête coûte 57% plus cher que le panier équivalent de produits MDD non bio. Oasis de croissance dans un marché alimentaire morose, le bio s'adressait, surtout à ses débuts, à des familles au pouvoir d'achat au-dessus de la moyenne. Il reste aujourd'hui une aubaine pour les grandes surfaces. «Le marché des produits bio ne doit pas être réservé aux ménages les plus aisés. Il faut les rendre accessibles au plus grand nombre», note l'UFC. Les professionnels refusent pour autant de montrer du doigt les grandes surfaces. Selon Elsa Chanel, de la Fédération régionale des agriculteurs bio, «elles contribuent à développer le bio. C'est tout le paradoxe...» Plus généralement, les professionnels du bio conseillent aux consommateurs de «panacher» les circuits de distribution (magasins spécialisés, vente directe, marchés...).

  • Frédérique Le Gall

Exemples de prix de produits bio
  • Exporter cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Envoyer cet article sur twitter
Exportez cet article
Activer mon accès abonné S'abonner au Télégramme

10 réactions

  • pepelarougneuh!!!
    bio
    mensonge,j'ai un petit jardin de 67 M2 celui ci n'avait pas était travailler depuis la guerre de 40 donc au norme BIO car la est le problème tous disent faire du bio ,que nèni c'est faux archi faux :il faut un terrain reposer hors ou en trouver?donc je fait des légumes bio pour ma consomation et mes enfants depuis 1974 pas de grippe ou autres car vie saines ,et bon légumes,mais surtout ne pas acheter a n'importe qui ?attention aux surprise? 7 sur 10 sont faux et,acheter en grande surfaces et revendu comme bio!! voir sur la cote d'azur les escroqueries seul achat a faire chez agriculteur certifié?mais la encore ?ou sont ils et la liste ou la trouver,car personne ne sais? enfin produit a surveiller ,car e gout et la couleur du légumes n'est pas pareil que le trafiquer(angrais ,pesticide)et compagnie )vous en Bretagne savait avec vos empoisoneurs bien a vous tous et surtout manger du légume de saison,autrement ,le BIO ne revient pas plus cher a la production ,ceci est vrai et je peut le prouver seul les industriels,chez eux ça coute car il trafique pour produire a grande échelles ??
    Ajouté le 7 février 2010 à 11h08
  • dG
    tout simplement
    mamoune29 a bien raison et nous faisons de même ... et pour les yaourts faits maison, inutile d'avoir une yaourtière électrique ! Par ailleurs, vivement que pour les déchets " la pesée embarquée» soit généralisée; Il est temps que chacun se responsabilise.
    Ajouté le 7 février 2010 à 12h28
  • dG
    l'état n'est pas juste
    Il faudrait être plus précis sur ce que Le Grenelle de l'environnement a fait de concret pou faire évoluer les choses ... à ma connaissance rien n'a changer. Si " il peut arriver qu'un agriculteur reconverti en bio touche les mêmes aides qu'un conventionnel " ... là est le véritable scandale ... on aide les agriculteurs conventionnels à se reconvertir (c'est très bien) par contre l'état laisse sur le bord de la route les bios qui ont faits tous les efforts nécessaire pour maintenir une agriculture respectueuse de l'environnement. Et quand on sait que bons nombres d'entre-eux sont aujourd'hui en difficulté, c'est pas juste.
    Ajouté le 7 février 2010 à 09h33
  • Secotine
    bio ?
    Mon père faisait de l'argriculture biologique dans les années 50 ! Pas d'engrais mais le fumier des vaches, assolement triennal et ramassage des doriphores à la main après l'école. Le désherbage se faisait à la bêche (et un champ de maïs quand on a 10 ans, c'est grand). Bien sûr le rendement à l'hectare était 3 ou 4 fois inférieur, le maïs n'avait qu'un voire deux épis, etc. Fais-t-on encore de même aujourd'hui ? J'ai essayé des insecticides bio et d'autres "faits maison" pour erradiquer ne serait-ce que les pucerons des rosiers. La 1ere fois, ils meurent, la deuxième, ils résistent et la troisième, ils se "marrent". Quant aux prix pratiqués, ils sont injustifiés. donc, les seuls produits bios que je consomme sont ceux de mon jardin pour le reste c'est du "normal" mais exclusivement de saison , je cuisine, je congèle, je mets en conserve, choses qui se perdent de plus en plus au profit des loisirs. ET....je ne suis jamais malade ! Et pour répondre à Mamounne 29, les produits soi-disant bios du marché -à moins de connaitre le producteur) n'ont souvent de bio que le nom. Je le constate tous les jeudis au marché de ma commune.
    Ajouté le 7 février 2010 à 13h27
  • JB2919
    Bio oui...mais de proximité !
    Préserver l'environnement au niveau agricole c'est un premier pas mais il ne sert pas à grand chose si les produits arrivent de loin par camion, bateau ou avion !
    Ajouté le 7 février 2010 à 16h48
  • Gab 29
    Bio
    A pepelarougneuh. Apprendre à écrire en Français sans fautes. En 1964 c'est l' échec assuré au Certificat d'Etudes. Gab 29
    Ajouté le 7 février 2010 à 15h20
  • Gab 29
    Bio
    A Mamoune. C'est très bien, mais vous rêvez. En 1964 le bio était 1.5% de la production.....46 ans après 1.9 % avec 3.5 % des terres.....C'est très bien de revenir aux sources, mais alors il faut toput arrêter: les voitures les avions et tous les emballages....etc.. et beaucoup plus de chomeurs....Pendant ce temps les Espagnols et les Brésiliens seront contents de leurs nouveaux débouchés. Donnons d'abord du travail à nos enfants, avec un bon salaire pour vivre décemment et nous payer notre retraite....Les pauvres.....vous n'avez pas idée de ce qui les attends à l'avenir, car quoique l'on dise, ce sont les travailleurs qui paient pour les autres...Gab 29
    Ajouté le 7 février 2010 à 15h17
  • mamoune29
    Produits choisis pour comparer
    Pour comprendre la démarche BIO il faut savoir qu'à la Base, le consommateur BIO est une personne qui se contente d'utiliser des produits les plus simples possibles pour éventuellement les transformer. Nous (bio) ne sommes pas intéressés par les flacons d'assouplissant. Pour les consommateurs qui ont peu de moyen et qui achètent uniquement BIO nous achetons en vrac dans les Coopératives spécialisées. Ces filières sont à 100 % pour le respect de l'environnement mais aussi celui du consommateur et surtout ils sont militants et éduquent les consommateurs. Ce sont vers eux qu'il nous faut nous tourner ainsi que vers les petits producteurs sur les marchés. Mon mari est en fin de droit de chômage. Il est ouvrier, je suis employée. Bien sûr les fins de mois sont plus que difficiles mais nous ne ferons pas marche arrière. Par contre, nous n'achetons pas de superflu. A t'on besoin du telephone dernier cri, de l'écran plat ? a t'on besoin de fêter Noël en claquant 1 000 euros (ou 5 000 ? ) Un consommateur respectueux de l'environnement ne mange que très peu de viande. La viande est chère et les élevages nuient à la planète, on le sait. Vous ne pouvez pas vous passer des cookies et autres galettes ? Mettez-vous aux fourneaux avec vos produits de base et passez un bon moments avec vos enfants à les confectionner plutôt que de vous assoir dans le canapé pour regarder le journal TV qui vous raconte toujours la même chose et dans le même sens. Prix d'un litre de lait à la Coop Bio de ma ville : 1.24 euros. Prix du kg de pâtes en vrac : 1.92 euros. Prix d'un yaourt bio au marché : 1.20 euros ; vous ajouter le prix du lait ça fait 2.44 euros pour 8 à 10 yaourts BIO maison (10 recettes dispo sur internet et ça prend 15 min pour les faire) Quelles nouvelles aventures vous attendent sans emballages, avec le plaisir des sens et les nouvelles discussions en famille ! N'oubliez pas d'aller au marché votre jour de repos et laissez tomber le ménage , vous le ferez plus tard avec juste du vinaigre blanc et du bicarbonate ; c'est tout ce dont vous avez besoin à la place de tous vos flacons. Essayez et votre vie va changer dans le bon sens croyez-moi :=) Bon dimanche !
    Ajouté le 7 février 2010 à 08h25
  • douz...
    bio
    Je pique mes salades et j'attends 3 mois , sans recourir aux pesticides , insecticides et autres produits : pourquoi un agriculteur bio aurait-il plus de travail et de frais que moi ,? 2 euros les 36 plants d'appia = 2 euros les 36 salades ; Idem pour les betteraves rouges , les poireaux ; les haricots , les bettes , les scaroles ; les courgettes ; les framboises , les cassis , les pommes , les poires ; les fraises ; les pommes de terre ; les prunes , etc etc etc De qui se moquent les paysans bio ? de leurs con sommateurs , comme leurs confrères non bio
    Ajouté le 7 février 2010 à 20h31
  • Korrigan
    Produits BIO?
    Produits BIO?MDR. Exemples: le miel BIO...Bien sur car les abeilles ne butinnent que les fleurs garantie BIO. Pas bête les filles La viande BIO? Les bovins broutent que l'herbe garantie BIO. Le lait BIO? Voir ci dessus. Les soupes BIO? Depuis le temps que la terre est polluée par des tonnes de produits chimiques, les légumes ne sont pas + sains les uns que les autres. On pourrait encore allonger la liste,mais si des personnes y croient encore,elles sont libres.
    Ajouté le 7 février 2010 à 11h15

Dans la même rubrique

Abonnements et services

S'abonner au télégramme
Appli iPhone Android Le Télégramme

Forfait mobile et carte sim prépayée Le Télégramme Mobile
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Presse régionale

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com | Toute l'actualité maritime avec Mer et Marine | Le Télégramme recrute | Forfait mobile avec Le Télégramme Mobile | Modèles de lettres

Les sites de Pen Duick :

Route du Rhum – La Banque Postale | Transat Jacques Vabre | Transat AG2R LA MONDIALE | Transat Bénodet-Martinique