26 mai 2009
Travail de nuit ou de week-end, temps partiel, horaires imprévisibles ou décalés... les horaires atypiques font désormais partie du quotidien de deux Français sur trois.
Selon une étude des ministères du Travail et de l'Emploi, près de deux salariés français sur trois travaillent avec des horaires «atypiques», autrement dit de nuit ou de week-end mais aussi à temps partiel ou avec des horaires imprévisibles ou décalés. Seuls 37% des salariés, en majorité des hommes, ont des horaires «normaux», plus adaptés aux rythmes biologiques et sociaux, par opposition aux horaires atypiques qui amènent les salariés à travailler pendant des périodes habituellement dévolues au repos ou aux activités familiales et sociales.
Contact avec le public
Selon cette enquête, 19% des salariés, souvent dans des métiers en contact avec le public comme le commerce, l'hôtellerie-restauration, la santé ou la police, travaille la nuit ou le week-end habituellement et cumule souvent plusieurs contraintes horaires (semaines irrégulières, absence de repos hebdomadaire de 48heures, horaires fixés par l'entreprise sans possibilité de modification). Outre «l'obligation de devoir toujours se dépêcher», un manque d'autonomie et de moyens, une exposition plus fréquente à des agressions verbales ou physiques, ces salariés sont confrontés à des risques de blessure ou d'accident et à un travail plus pénible physiquement que les autres salariés.
