26 février 2010 - 1 réactions
 «L'Europe dit ce qu'elle veut, mais les scientifiques qui travaillent sur le terrain ont, je pense, plus de cervelle que ceux qui travaillent à Bruxelles», a déclaré Mourad Kahoul, président du Syndicat des thoniers méditerranéens. Pour l'occasion, deux thoniers ont empêché le nouveau ferry-boat d'effectuer ses traversées dans le Vieux-Port.
Chiffres contestés
Il s'agit de «montrer à l'opinion publique la vérité de ce que subit» le secteur de la pêche, a affirmé Mourad Kahoul. «Aujourd'hui, c'est tout le secteur qui est atteint par ce génocide». A l'appui de leurs propos, les armateurs venus de France, du Maghreb, de Malte, de l'Italie et de l'Espagne ont fait appel à plusieurs scientifiques, dont le professeur Corrado Piccinetti, responsable du laboratoire de biologie marine et de pêche de l'université de Bologne. Selon lui, le thon rouge n'est pas «une espèce en voie de disparition». «Si vous allez en mer, vous trouvez du thon. Si vous faites du survol aérien, vous trouvez des quantités plus grandes qu'il y a dix ans. Mais sur le papier, nous n'avons pas d'information scientifique valable pour dire si le stock est en danger ou pas», a-t-il dit.
Réunion cruciale à Doha
La Commission européenne va proposer, dans les prochains jours, aux Etats membres d'approuver cette interdiction de commercialisation du thon rouge, un vote qui pourrait se révéler crucial alors que se réunit du 13 au 25 mars à Doha la Cites, organisation affiliée à l'Onu chargée de la protection des espèces en danger.

23 mai 2012 Ã 11h31

23 mai 2012 Ã 07h17

23 mai 2012