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Economie

STX. Le chantier naval à cours de commandes

3 juillet 2009

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La livraison, demain, du paquebot géant MSC Splendida, ne fait pas illusion. S'ils n'engrangent pas au plus vite de nouvelles commandes, les chantiers STX de Saint-Nazaire se retrouveront à cours d'activité dans un an.

Certes, d'ici juin 2010, les ex-chantiers de l'Atlantique doivent encore livrer trois navires: le Norwegian Epic, nouveau géant des mers de 325 m pour la compagnie NCL; un paquebot MSC de la classe Musica (294 m) et un bâtiment de projection et de commandement (BPC) pour la Marine nationale. Mais le BPC ne représente qu'un peu plus de 20% de la charge annuelle des chantiers et dans moins d'un an les chantiers se retrouveront sans aucun navire à construire. Tous les regards chez STX sont donc rivés sur les négociations en cours depuis un an avec la compagnie MSC pour deux nouveaux paquebots. Des négociations qui n'ont toujours pas abouti, au grand dam de la direction et des syndicats.

30.000 h de Formation

La CGT en appelle à l'Etat, actionnaire à 33,34 % de STX France (49,9% avec les parts d'Alstom) pour qu'il se positionne rapidement pour apporter une solution sur le plan financier. «Le chômage partiel nous touche déjà, il nous faut une commande le plus rapidement possible», assure Jean-Michel Savary de la CGT. Certes, la direction a jusqu'à présent évité le chômage partiel sur le site en pratiquant du «redéploiement des salariés en interne et en externe» et en faisant bénéficier 700 salariés de «plus de 30.000 heures de formation», explique Eric Breux, directeur des ressources humaines et de la communication. Mais les syndicats craignent que ces mesures ne soient insuffisantes si aucune commande n'intervient rapidement. Du côté de la direction, «on fait tout ce qui est possible, y compris la diversification off-shore», assure Eric Breux. Mais dans les ateliers du chantier naval, le travail va rapidement venir à manquer, surtout dans la fabrication de coque métallique. «A la rentrée, si on n'a rien on est mal», conclut Jean-Michel Savary.

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