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SBFM. Les salariés donnent leur quitus à Renault

25 septembre 2009 à 20h38

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Les salariés de la SBFM ont voté pour le plan de reprise de la fonderie de Caudan qui leur a été présenté par Renault, hier, à l’occasion d’un comité d’entreprise extraordinaire.

Même les administrateurs chargés du dossier de la SBFM, toujours placée en redressement judiciaire, n’en reviennent pas. Ils ont confié aux salariés de la fonderie caudanaise qu’ils n’avaient jamais vu, de toute leur carrière, une entreprise reprise pour quasiment l’euro symbolique et avec la totalité des salariés.

Les dits salariés n’avaient donc aucune raison, hier matin, de voter contre le projet de reprise de la SBFM par Renault, qui leur a été présenté par le futur directeur de la fonderie, Hervé Wibaux. Leurs représentants CGT et CGC ont voté d’une seule main en faveur de ce plan. Ce plan prévoit que la SBFM - dès lors que le tribunal de commerce de Lyon aura donné mardi son feu vert - sera à 100 % une filiale de Renault.

Le constructeur automobile s’engage à investir 15 ­M€ sur cinq­ans pour moderniser l’outil de travail, 5­M€ pour la formation des salariés et 15 M€ sur dix ans pour financer le comité de direction et la technicité apportée par Renault. La Région s’engage, elle, à hauteur de 2­M€, le Département de 1,3­M€, la communauté d’agglomération de 700.000­€ et l’Etat de 1 M€. Une participation conditionnée à la réalité des investissements.

Les 507 salariés repris
Renault reprendra aussi la totalité des 507 salariés.
Les salariés ne boudent pas leur plaisir et se disent « soulagés » ; même si la prudence reste de mise. « Nous émettons des réserves sur l’emploi à plus long terme et sur la politique commerciale », explique Pierre le Ménahès, délégué CGT. « Il faudra que Renault développe une nouvelle ligne de production et généralise l’usinage des pièces fabriquées à la SBFM ».
« Après la reprise de la Fonderie Aluminium de Cléon, devenue Fonderie de Normandie en avril 2008, Renault redécouvre, contraint et forcé, l’utilité de posséder ses fonderies, tout comme PSA, qui dans ce domaine avait su conserver un minimum de savoir », réagit la CGT. « Nous espérons cette fois-ci que Renault a compris le message ».
 

  • Sophie Paitier
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