6 novembre 2009
Le port du Havre est fortement perturbé par une grève nationale appelée par la CGT qui conteste certaines modalités d'application de la réforme portuaire en cours.
Cette grève, appelée par la Fédération nationale des ports et docks (FNPD-CGT), a entraîné l'arrêt de la manutention sur tous les terminaux à conteneurs qui constituent la principale activité du port. En revanche, les tâches de sécurité, les liaisons par car-ferry avec la Grande-Bretagne et la manutention des produits pétroliers étaient assurés.
Dans ce port, qui est le second par le trafic en France après Marseille, la totalité des 1.800 dockers employés dans les entreprises de manutention et la majorité des 1.500 agents du GPMH ont cessé le travail, selon la CGT. Plusieurs dizaines de grévistes devaient se rendre à Paris pour manifester en compagnie de salariés d'autres ports.
La FNPD rejette notamment un projet de décret relatif à l'indemnisation des salariés concernés par l'amiante et estime que les promesses d'investissements contenues dans le projet de réforme n'ont pas été tenues.
"Mis à part les projets déjà connus pour le conteneur au Havre et à Marseille, on n'a rien vu venir alors qu'on nous promettait un nouveau souffle pour les ports", affirme Johann Fortier secrétaire général adjoint du syndicat des dockers du Havre.
Votée au parlement en juillet 2008, la réforme des ports a fait l'objet d'un accord cadre signé par la FNPD et qui est en cours de déclinaison port par port. Elle prévoit notamment une reprise des investissements de l'Etat, un changement du mode de gouvernance des ports et surtout la poursuite du transfert vers le privé des terminaux et de leurs personnels.
Brest ville. Matterhorn. «Toujours pas d'avancée» selon Mor Glaz