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Quotas de pêche. Vers une nouvelle méthode de calcul

26 mai 2011 - 1 réactions

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De notre correspondante à Bruxelles.

Une fois de plus, Bruxelles veut prendre au mot les grands pays de la pêche en les obligeant à respecter leur engagement de tout faire pour stopper le déclin des ressources halieutiques. Là où des avis scientifiques sur les stocks de poissons existent, il faudra s'y tenir strictement de façon à assurer leur reproduction ou leur reconstitution à long terme, a demandé hier la commissaire à la pêche Maria Damanaki en présentant sa nouvelle « méthodologie » de calcul des autorisations des captures. Ces autorisations devront être calées sur un «taux de rendement maximum durable ». Avec les espèces pour lesquelles ce point de repère scientifique n'existe pas, il faudra « être prudent », dit la commissaire. Traduit en quotas, cela signifie une baisse de 25% des taux de capture. Telle est, au moins, la proposition présentée hier, sur laquelle la Commission «invite les citoyens à donner leur opinion». Cette nouvelle approche de la fixation des quotas risque de faire des vagues car pour les deux tiers des stocks, la Commission ne dispose pas d'avis scientifique solide. La baisse d'un quart des quotas devrait donc s'imposer. C'est une manière pour Bruxelles d'inciter les Etats européens à faire plus d'efforts pour fournir de meilleures données scientifiques. Pour les espèces les mieux suivies, la situation reste préoccupante avec une surexploitation de 63% des stocks dans l'Atlantique, contre 13% seulement pêchés conformément à l'objectif de « rendement maximum durable ».

«Tout le monde gagne»

« Ce n'est pas la Commission et les scientifiques contre les Etats et les pêcheurs. Tout le monde gagne » à entretenir les ressources, a dit Maria Damanaki. Les surcapacités de pêche et l'état dégradé des stocks plombent la rentabilité du secteur. «30 à 40% de la flotte n'est pas viable à long terme », assure la commissaire qui devra néanmoins convaincre les Etats membres de la pertinence de son approche quand viendra le moment de négocier les quotas 2012. Le Conseil des ministres de la pêche le 28 juin sera l'occasion d'un premier tour de piste.

  • Florence Autret
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1 réaction

  • diogène 29
    Vous avez dit Technocrates
    Je comprends (plus ou moins) les arguments de la commission européenne, mais il serait important de faire circuler l'information auprès des pêcheurs, voire des poissons !!!
    Ajouté le 26 mai 2011 à 11h02

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