21 octobre 2009
L'Europe a annoncé hier la prochaine mise en place d'un nouveau système de contrôle renforcé des pêcheurs, face à la raréfaction des poissons et aux dépassements récurrents des quotas de capture. Jusqu'alors tenus de déclarer leurs prises dans de simples carnets de bord, les pêcheurs devront faire des déclarations électroniques, ce qui permettra de mieux croiser les données. Et surtout, les contrevenants seront désormais sanctionnés par des suspensions de leurs licences de pêche, voire par un retrait en cas de récidives.
Plaisanciers épargnés
Quand un pays dépassera son quota, il sera diminué l'an suivant d'un facteur multiplicateur de 1,5. Et pour les Etats qui n'appliquent pas bien les mesures de contrôle requises, Bruxelles pourra suspendre le versement d'aides du Fonds de la pêche de l'UE. Quant aux pêcheurs du dimanche, ils resteront largement épargnés par ce nouveau règlement: les ministres européens ont, en effet, retoqué ce point très controversé proposé par Bruxelles. Il consistait à déduire l'impact de la pêche de loisirs des quotas alloués aux pêcheurs professionnels pour les espèces menacées (cabillaud, thon rouge). «Nous ne voulions pas pénaliser à la fois les pêcheurs de loisirs et les pêcheurs professionnels», s'est justifié le ministre français Bruno Le Maire, qui, aux côtés notamment des Britanniques et des Allemands s'est opposé à cette idée. La Commission européenne visait essentiellement l'industrie touristique des sorties de pêche (pêche au gros, sorties de pêche à la ligne en haute mer...) ou le braconnage sous couvert de pêche récréative, dont certains scientifiques estiment qu'ils ont un impact non négligeable sur les stocks.
