16 décembre 2011
Le couperet est tombé hier. On savait que PSA-Peugeot comptait supprimer 1.900 postes dans ses effectifs permaments. Restait à en connaître le détail par site de production. C'est chose faite depuis hier et un comité central d'entreprise. Sochaux, Rennes (lire ci-dessous) et Aulnay paient le plus lourd tribut. Sur les seuls sites de production, 1.019 postes vont disparaître dont 223 à Sochaux, 147 à Rennes, 140 à Aulnay (Seine-Saint-Denis), 110 à Mulhouse, 80 à Poissy. Concernant la recherche et le développement, sur un total de 495 suppressions de postes, 139 concernent Vélizy/Meudon (région parisienne), 124 Sochaux, 79 Rennes et 56 Aulnay. Par ailleurs, le groupe prévoit des coupes à hauteur de 400 postes dans d'autres directions (marketing, DRH, etc.), principalement à Paris et 170 à Poissy (Yvelines). En plus des 1.900 suppressions de postes en interne, PSA-Peugeot réduira la toile avec ses prestataires extérieurs, où 2.400 postes disparaîtront et 800 intérimaires seront remerciés d'ici à la fin de l'année. Au total, le constructeur automobile supprimera donc 4.300 postes en France, auxquels s'ajouteront 1.700emplois à l'étranger.
Cession du parc immobilier?
«La situation est gravissime», notamment pour «des dizaines de milliers de prestataires», a déclaré Jean-Allard Gillet, délégué syndical CFDT. «La pression commence à monter. Chaque jour, on apprend que telle ou telle personne va partir. Dans mon service, une trentaine, sur 200, viennent d'apprendre qu'elles quitteraient les locaux de PSA au 31décembre», raconte Magali, employée par un bureau extérieur à Sochaux. «J'appréhende l'avenir», ajoute un autre salarié. Un prestataire s'avoue «dans le flou en plus total». Face à des ventes en chute libre et des stocks qui s'amoncellent, PSA-Peugeot s'apprêterait également à vendre son parc immobilier pour obtenir du cash, selon les syndicats. À la suite de ces annonces, 200 personnes se sont rassemblées devant l'usine d'Aulnay-sous-Bois.
23 mai 2012 à 07h17
23 mai 2012

23 mai 2012