28 octobre 2009
De plus en plus d'entreprises de pompes funèbres proposent des services après-décès, comme les diverses déclarations obligatoires ou la recherche de capital décès.
Après le décès d'un proche, submergé par l'émotion, on perd souvent toute notion de pragmatisme. Bien difficile, dès lors, de se lancer sur le parcours du combattant des nombreuses démarches à effectuer. Et ce, dans des délais relativement courts. Ce constat, les Pompes funèbres générales (PFG) l'ont fait depuis longtemps. Elles proposent, moyennant finance, un contrat d'assistance après obsèques.
Une entreprise bretonne
Les PFG ne sont pas les seules sur ce marché. Depuis deux ans, Caélis, société domiciliée à Saint-Grégoire, près de Rennes, travaille en sous-traitance pour de nombreuses entreprises de pompes funèbres indépendantes.
«On s'occupe de tout»
«Tout débute par un entretien téléphonique d'une heure avec la famille», précise Sophie Jennings qui, depuis deux ans, gère Caélis avec François Bourgeois. Tous deux sont issus des PFG. «On essaye d'avoir le maximum de renseignements sur le défunt. Ensuite, on s'occupe de tout pour que notre clientèle remplisse rapidement ses obligations. Mais fasse aussi faire valoir ses droits.En cherchant bien, on découvre des clauses dans des contrats qui peuvent être intéressantes, financièrement parlant.»
Ces contrats - 250 à 300euros suivant la complexité du dossier- comprennent aussi un suivi téléphonique (numéro vert) pendant trois mois. A ce jour, Caélis emploie une douzaine de personnes et est référencé auprès de 250 entreprises de pompes funèbres dans l'hexagone. Dans ses nouveaux bureaux de Fouesnant (29), Maurice Frémin, opérateur funéraire, propose également ce type de service. «Peu de gens savent que tout salarié, tout demandeur d'emploi ou invalide, peut prétendre à un capital décès pouvant atteindre 3.000euros auprès de la sécurité sociale, au profit de son conjoint ou ses personnes à charge. Si aucune démarche n'est engagée auprès de l'organisme, l'argent n'est pas versé. Rares sont ceux aussi qui ont le réflexe de prévenir du décès d'un proche leur assurance ou leur banque. Il faut aussi penser à résilier les abonnements EDF ou téléphoniques. Ou encore établir la déclaration de revenus du défunt.»
A domicile
Ces démarches, Maurice Frémin, formé initialement sur les bancs de la fac de droit, les assume. «Mais pas question de le faire au téléphone. Je veux avoir la personne en face de moi et me rendre à son domicile si possible. Mon métier ne s'arrête pas à la grille du cimetière. Quand on est terrassé par la peine, on peut renoncer à régler correctement ces démarches». Il y a un an, l'UFC que Choisir avait sorti une enquête sans concession sur le marché funéraire en France. Les contrats d'assistance après décès n'avaient fait l'objet d'aucun commentaire.
