21 octobre 2009
Dix mois après la naissance de Pôle emploi, la grève à l'appel des syndicats pour protester contre des conditions de travail a rassemblé un grand nombre de salariés. Avec plus d'un tiers des salariés en moyenne, la mobilisation d'hier est la plus forte depuis la fusion ANPE-Assedic en janvier. 34,5%, selon la direction, «autour de 40%», selon Snu-FSU, des 46.000 salariés étaient en grève et 322 des 1.500 sites fermés. En Bretagne, le mouvement a été encore plus largement suivi. La direction régionale évoque un taux de 48% de grévistes. Les bureaux étaient fermés à Quimperlé, Lanester, Vannes, Quimper, Brest-Jaurès, Landerneau, Carhaix, ou encore Morlaix. Dans toutes les agences, les grévistes ont dénoncé la montée du stress au guichet, le manque de moyens, et une fusion précipitée. Les salariés de Quimper et Vannes ont même annoncé la reconduction du mouvement aujourd'hui. La montée du stress au guichet se serait traduite par 63 agressions physiques et 2.093 verbales en huit mois. «On ne veut pas connaître la même situation que France Télécom», lançait hier un syndicaliste...
