6 octobre 2009
Nicolas Sarkozy a annoncé hier le déblocage de deux milliards d'euros pour consolider les fonds propres des PME et des entreprises de taille intermédiaire fragilisées par la crise.
«Nous allons mettre deux milliards d'euros à la disposition des PME pour renforcer leurs fonds propres», a annoncé hier Nicolas Sarkozy. «Je ne fais pas un discours stratosphérique. Je suis venu en homme de terrain, parler à des hommes et des femmes de terrain», a-t-il lancé à 2.000 patrons rassemblés hier au Palais des congrès à Paris.
Disponibles immédiatement
Ces sommes alimenteront une gamme de produits qui seront gérés pour moitié par le Fonds stratégique d'investissement (FSI) et pour moitié par Oséo, la banque publique de financement des PME. Les prêts participatifs d'Oséo seront d'ailleurs disponibles dès le 1ernovembre.
Dans le détail du dispositif, le FSI, mis en place par le gouvernement début 2009 et doté de 20milliards d'euros pour soutenir des entreprises stratégiques confrontées à la crise, «va flécher un milliard d'euros spécifiquement vers les PME», a expliqué le chef de l'Etat. Pour les patrons qui ne souhaitent pas ouvrir le capital de leur entreprise, il a annoncé que l'Etat proposerait «des quasi-fonds propres»: le FSI «consacrera 300millions d'euros à des quasi-fonds propres sous la forme d'obligations convertibles (...) de longue durée, avec un taux d'intérêt moyen ou fort selon qu'elles seront ou non converties en capital». «C'est de l'argent à long terme, peu cher, sans que vous soyez obligés d'ouvrir votre capital», a assuré Nicolas Sarkozy, promettant une réponse «en moins de quatre semaines» pour les dossiers «de moins de quatre millions d'euros».
En première ligne
Premières exposées face au recul de l'activité, les PME ont payé un lourd tribut à la crise du fait de la faiblesse de leur trésorerie. Les défaillances d'entreprises devraient d'ailleurs approcher le chiffre des 70.000 en 2009, un chiffre en hausse de 20% par rapport à l'an dernier.
