11 février 2009
Le petit logo bleu a déjà envahi les étals d'Europe du Nord de Nouvelle-Zélande, du Japon et les rayons de la grande distribution. Décerné par un organisme indépendant de la filière de production, le certificat du Marine stewardship council témoigne d'une politique de réduction de l'effort de pêche. Un certificat attribué à ce jour à 39 pêcheries de la planète.
Démarche durable
À l'origine du projet, les bolincheurs bretons, associés pour l'occasion au Pays Basque, pourraient bientôt les rejoindre. Ils se disent confiants après la première rencontre entre leur président, Didier Le Gloanec, et les représentants du MSC. La préévaluation réalisée il y a quelques jours à Concarneau rejoint le cahier des charges du MSC. «Sauf accident, la bolinche, contrairement au chalut pélagique, ne conduit pas à des rejets de poissons en mer. Elle permet également de respecter les fonds marins», explique Jean-Jacques Berrou, le secrétaire de l'association des bolincheurs de Bretagne.
Redorer son image
Soucieuse de redorer son image après quelques coups de sennes malheureux sur le bar, la profession multiplie d'ailleurs les opérations auprès du grand public, l'invitant chaque été à embarquer. L'occasion de mettre l'accent sur la volonté de limiter l'effort de pêche, malgré l'absence de quotas, par la réduction du nombre de bateaux autorisés.
Une flotte aujourd'hui composée de 18 bateaux de plus en plus modernes: aux dernières unités plus grandes s'est ajoutée la généralisation des cuves à eaux réfrigérées à bord. «La qualité du poisson est désormais garantie jusqu'au débarquement, et ce en toute saison», souligne encore Didier Le Gloanec, pour expliquer la demande d'éco-label de la flottille.
Agir sur les marchés
La reconnaissance de ce que les pêcheurs appellent leurs «bonnes pratiques», est une démarche de bon sens. Depuis plusieurs années, malgré une progression continue des quantités débarquées (13.546 tonnes l'an passé contre 7.928 tonnes en 2004), la baisse des cours (38 centimes en 2008 contre 55 centimes en 2004) plombe les résultats des entreprises. Selon le secrétaire de l'association, «le prix de revient du poisson pêché est plus élevé du fait du coût de la glace et du carburant». La profession compte sur l'éco-label pour s'ouvrir à de nouveaux marchés et, par conséquence, tirer le prix de la sardine vers le haut. Pratique Seule une petite partie de la production est commercialisée sur les étals des poissonniers (vendue sous criée entre 1EUR et 1,50 EUR le kg). L'essentiel de la production est transformé par les conserveurs ou vendue comme appâts.
23 mai 2012 à 07h17
23 mai 2012

23 mai 2012