6 octobre 2009
Le commissaire européen Joe Borg a défendu hier, lors de l'ouverture à Paris des Assises de la pêche, le principe des quotas de prises transférables d'un bateau à l'autre, une des pistes de réflexion dans le cadre de la réforme de la politique commune de la pêche (PCP). L'objectif principal de la PCP est «la durabilité économique et sociale, en parallèle avec la durabilité écologique» de la pêche, a souligné Joe Borg. «Il ne faut pas avoir peur de faire preuve d'imagination», a-t-il expliqué, suggérant d'adopter «une approche fondée sur le marché, avec des droits de pêche échangeables», notamment les quotas. Les pêcheurs français sont opposés à ces quotas transférables, car ils conduiraient à la disparition des petits bateaux qui pourraient être enclins à vendre leurs quotas, selon le Comité national des pêches. Conscient que cette idée n'est pas très populaire en France, le commissaire a expliqué qu'il pourrait s'agir d'un système dans lequel «le patron-pêcheur bénéficierait d'un droit exclusif d'utilisation et d'exploitation de la ressource, sans en être propriétaire». Il pourrait ainsi «détenir un avoir, comme un droit d'exploitation, qui augmenterait la valeur de son entreprise», a-t-il fait valoir.
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Lorient ville. Le MoDem, le traité de Lisbonne et la pêche