letelegramme.com

 

Rechercher

Patrons séquestrés. Les actions se multiplient

2 avril 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF
  • Imprimer cet article

Caterpillar, Sony, La Fnac et Conforama... Les séquestrations de dirigeants d'entreprise se multiplient dans les conflits sociaux. Gestes de désespoir ou radicalisation des actions des salariés?

«C'est une pratique récurrente en France, qui remonte au Front Populaire et qu'on a notamment retrouvée dans l'après-1968», rappelle le politologue spécialiste des syndicats René Mouriaux. Les séquestrations de cadres à l'usine Sony de Pontonx-sur-l'Adour (Landes), 3M de Pithiviers (Loiret) ou Caterpillar de Grenoble ont fait ressurgir les souvenirs des conflits des années 1970 à Sud Aviation, Lip ou au Joint Français. Mais si la pratique est la même, les raisons et le contexte sont aujourd'hui différents. Dans les années 1970, les grèves étaient «offensives», pour la conquête de nouveaux droits, dans le contexte de croissance des Trente Glorieuses.

«Conflits défensifs»

«Les durcissements qu'on constate aujourd'hui sont liés à la défense de l'emploi. Ce sont des conflits défensifs dans une conjoncture économique très dégradée, dans des secteurs d'activité et des bassins d'emplois dégradés», souligne le sociologue Jean-Michel Denis. Ce type d'action, motivé par des situations de «désespoir», s'inscrit dans la lignée du conflit de l'usine Cellatex, où les 153 salariés avaient menacé en 2000 de faire sauter leur usine de Givet (Ardennes) afin d'obtenir une hausse de leurs primes de licenciement. Les séquestrations à l'usine Sony, 3M et Caterpillar (ci-dessus, Nicolas Polutnik, directeur général du fabricant d'engins de chantier) visaient à obtenir des plans sociaux plus avantageux. Mais «lutter pour de bons plans sociaux, c'est une véritable interpellation pour les syndicats. C'est une remise en cause de leur identité, qui n'est pas fondée sur la gestion des licenciements», explique le sociologue Guy Groux. «On a affaire à deux mouvements sociaux parallèles: un institutionnel, animé par les confédérations pour infléchir les politiques et un localisé de luttes radicales, qui relève du désespoir», estime-t-il.

«Inacceptable»

Face à cela, le patronat, à l'instar du président de la CGPME, Jean-François Roubaud, estime que «la séquestration, la prise d'otages, ce n'est pas acceptable».

  • Exporter cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Envoyer cet article sur twitter
Exportez cet article
Activer mon accès abonné S'abonner au Télégramme

Dans la même rubrique

Appli iPhone Android Le Télégramme

Forfait mobile et carte sim prépayée Le Télégramme Mobile
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Presse régionale

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com | Toute l'actualité maritime avec Mer et Marine | Le Télégramme recrute | Forfait mobile avec Le Télégramme Mobile | Modèles de lettres

Les sites de Pen Duick :

Route du Rhum – La Banque Postale | Transat Jacques Vabre | Transat AG2R LA MONDIALE | Transat Bénodet-Martinique