10 novembre 2011
Mickey fait-il toujours recette? Vingt après son ouverture à Marne-La-Vallée, Disneyland-Paris reste la première destination touristique européenne. Le parc d'attractions a même vu sa clientèle grimper de 4%, avec 15,6millions de visiteurs entre octobre2010 et fin septembre2011. Un record. Mieux, les clients dépensent davantage (+2%, à 46,23euros par jour en moyenne). Et le scénario est identique pour les hôtels, avec un taux d'occupation de 87,1% des 5.800 chambres, 35.000 nuitées supplémentaires et des dépenses toujours plus élevées (+5%, à 219,74euros par chambre et par jour en moyenne). D'une manière générale, la stratégie de remontée des prix du groupe opérée par le parc a payé, les clients ont été au rendez-vous, estime Euro Disney, la société qui gère le parc.
Une stratégie payante mais...
Désormais, la «famille Disney typique, c'est un couple de cadres (français à 49%) avec des enfants de six à neuf ans, habitués à consommer du produit Disney et à fréquenter les sites de séjours touristiques. Ils restent en moyenne deux jours et deux nuits», explique Philippe Gas, le patron d'Euro Disney.
...des comptes dans le rouge
Bilan: le chiffre d'affaires des activités touristiques, qui constituent l'essentiel des rentrées du groupe, est en hausse de 5% -pour un chiffre d'affaires global en hausse de 1,8% à environ 1,3milliard d'euros. C'est «la bonne nouvelle», poursuit le patron. Parce que pour le reste, c'est beaucoup moins rose. La perte nette du groupe s'est alourdie de 40% pour atteindre 55,6millions d'euros. Tout d'abord à cause du pôle immobilier. L'an dernier, une grosse cession immobilière (47millions d'euros pour un terrain) avait épongé une partie des pertes. Rien de tel cette année et le chiffre d'affaires des activités de développement immobilier chute du coup de 62%. La perte s'alourdit aussi parce qu'Euro Disney a fait le pari d'investissements coûteux en vue des vingt ans de Disneyland-Paris, en avril prochain. Enfin, le groupe reste très endetté, à 1,87milliard d'euros, contre 1,93milliard l'an dernier. Malgré tout, pour l'année 2011-2012, l'exploitant s'affiche relativement «confiant». Quant à savoir comment la hausse de la TVA prévue à 7% pour les parcs à thème se répercutera pour la clientèle, «il est trop tôt» pour le dire, selon Philippe Gas.
23 mai 2012 à 07h17
23 mai 2012

23 mai 2012