17 août 2011 - 1 réactions
Ils s'appellent donnons.org, récupe.net, co-recyclage.com, e-loue.com... Ces sites, qui proposent des objets gratuitement, se sont multipliés ces derniers temps. Basés sur le système des petites annonces, ils proposent aux internautes différentes catégories d'objets, accessoires, matériels et outils en tous genres. Les donneurs inscrivent leurs offres et les gens intéressés se déplacent pour en prendre possession. Les dons sont en général classés par région et par ville. «C'est de la récupération de proximité qui fait le bonheur de bien des gens, explique Xavier Antoine, pionnier en la matière avec son site recupe.net. Nous demandons aux donneurs de préciser si l'objet est en état de fonctionnement». Les dons de médicaments, d'aliments ou d'animaux sont exclus.
De l'environnement au social
Pour Xavier Antoine, 43 ans, tout a commencé en 2001. Impossible de vendre son ordinateur à zéro euro sur les sites existants. Il lance alors recupe.net. «J'ai d'abord capté les grandes villes, mais depuis cinq ans, les villes moyennes et les communes rurales ont intégré la démarche, souligne Xavier Antoine, contrôleur de gestion dans une banque. Comme les autres régions, la Bretagne est largement entrée dans la danse». Une association à but non lucratif gère le site. La démarche est identique pour Olivier Nass, 37 ans, créateur, en août 2006, de donnons.org, qui a d'abord voulu lancer une initiative de développement durable, mais « un côté social s'est greffé dessus».
Etudiants, femmes seules...
Quelques exemples concrets de dons en ligne en Bretagne: deux meubles de cuisine à Brest (29), un piano droit noir laqué dans la même ville, une table à repasser à Plouvien (29), une tour d'ordinateur à Pontivy, une chaise haute bébé à Josselin (56), un lave-vaisselle à Taupont (56), un meuble de télévision à Saint-Rieul (22), une table de salon de jardin à Hénansal (22)... Les listes s'allongent. «Nous avons 3.600 annonces en ligne sur notre site, 250 nouvelles se créent chaque jour, et nous recevons jusqu'à 15.000 visites quotidiennes», avance Xavier Antoine. De son côté, Olivier Nass revendique 550.000 objets donnés en un peu plus de trois ans. Une Morbihannaise explique qu'elle a changé de machine à laver. «Plutôt que de jeter l'ancienne, qui fonctionne encore, mieux vaut qu'elle serve à quelqu'un qui en a besoin». «Parmi les personnes qui récupèrent les objets, la plupart connaissent des problèmes économiques», indique Xavier Antoine. Des étudiants, des chomeurs et des femmes qui élèvent seules leurs enfants.
Gare aux dérives!
Cependant, le risque de dérive existe. Xavier Antoine ne s'en cache pas. Par exemple, des preneurs revendent les objets sur des sites comme e-bay, voire sur des brocantes. «Ces cas sont très minoritaires, mais si les20 ou 30 euros de la revente du lave-vaisselle peuvent améliorer leur quotidien, c'est quand même mieux que d'encombrer les décharges et les trottoirs».
23 mai 2012 à 07h17
23 mai 2012

23 mai 2012