29 octobre 2009
Les chantiers STX Finlande ont livré hier l'Oasis of the Seas, un paquebot géant aux allures de parc d'attraction flottant.
C'est le navire de croisière le plus gros et le plus cher jamais construit qui a été livré hier à la compagnie américaine Royal Caribbean. Oasis of the Seas est LE paquebot au superlatif: 360 mètres de long sur 47 de large, 16 ponts, 65 mètres de haut et un coût de 900millions d'euros.
Parc d'attraction
Hier matin encore, des centaines d'employés mettaient la dernière main aux préparatifs avant le départ demain, depuis le port de Turku, dans la Baltique, vers les eaux paisibles et lucratives de la croisière dans les Caraïbes. Ce géant, aux allures de parc d'attraction qui peut transporter jusqu'à 6.360 passagers et 2.000 membres d'équipage, vise d'ailleurs autant les jeunes familles que les passagers plus âgés, habitués de ce type de voyages. A regarder de plus près la liste de ses équipements, le navire affiche clairement sa vocation de centre de loisirs flottant: 21 piscines, un parc aquatique, des manèges, un casino, un spa, des boutiques, des restaurants et plusieurs bars. Pour les passagers en mal d'action, il est possible de surfer dans une piscine à vagues, de faire de la varappe sur un mur d'escalade ou de passer d'un bord à l'autre du navire avec une tyrolienne. D'autres pourront se distraire avec des pièces de théâtre de Broadway et des spectacles sur glace.
Cheminées télescopiques
Quelque 12.000 plantes, y compris de vrais arbres, agrémentent le navire dont les espaces publics représentent 40% de la surface. Un record selon la compagnie propriétaire. Autre particularité, l'Oasis of the Seas dispose de cheminées télescopiques, qui lui permettront de passer sous les ponts, notamment ceux qui franchissent les détroits du Danemark. Royal Caribbean avait commandé l'Oasis of the Seas en 2006 et un navire-jumeau, l'Allure of the Seas, un an plus tard. Cette réplique sera livrée à l'automne 2010.
Secteur en crise
Mais après ces commandes, la crise est venue brutalement frapper le secteur maritime. Ainsi, les carnets de commande de STX, le seul constructeur naval finlandais spécialisé dans les gros bateaux, étaient désespérément vides et les ouvriers menacés de chômage.
