20 octobre 2011 - 3 réactions
La France avait été condamnée devant la Cour européenne de justice, en 2005, à une amende de 20millions d'euros, mais contestait le paiement d'une astreinte supplémentaire pour ne pas s'être conformée à un premier arrêt de la Cour - devenu célèbre sous le nom d'«arrêt merluchon» - qui lui avait déjà ordonné, en 1991, de mieux contrôler l'interdiction de pêcher des poissons de petite taille. La justice européenne reprochait alors à la France de ne pas respecter la loi européenne sur la pêche: les pêcheurs utilisaient des filets au maillage trop petit, et des contrôles insuffisants des prises permettaient la vente des «merlus sous-taille» (dits merluchons, interdits de pêche car, justement, trop petits). Mais, malgré quelques améliorations, la Commission estimait que la France ne respectait toujours pas la législation de façon satisfaisante, ce qui lui a valu d'être condamnée, en juillet2005, à payer une amende forfaitaire, combinée à une astreinte, tous les six mois suivant cette date.
En règle depuis 2006
En mars2006, considérant que Paris était toujours dans l'illégalité, la Commission européenne a donc ordonné le paiement des 57,77millions d'astreinte, ce qu'a contesté la France devant le Tribunal de l'UE. Ce dernier a donc rejeté, hier, le recours, arguant que «la Commission était compétente pour exiger le paiement de l'astreinte fixée par la Cour». Le montant de l'astreinte est «entièrement exigible», a souligné le tribunal. En novembre2006, la Commission européenne a, enfin, considéré que la France avait fini par se plier à la législation européenne et qu'elle ne serait pas soumise au paiement d'une deuxième astreinte. La France est le troisième État de l'UE, après la Grèce et l'Espagne, à être condamnée à payer une astreinte, en plus de l'amende.
23 mai 2012 à 07h17
23 mai 2012

23 mai 2012