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Médicaments. Leclerc prêt à casser les prix

4 avril 2008

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Michel-Edouard Leclerc se dit prêt à vendre les médicaments sans ordonnance 25 % moins chers dans ses hypers. Les pharmaciens y voient une « provocation ». Les centres Leclerc sont dans les starting-blocks. Le gouvernement a en effet annoncé en mars son intention d ' autoriser au deuxième trimestre la vente en libre - service dans les pharmacies de 200 médicaments à prescription facultative, dont les prix seront librement fixés par les industriels, les pharmaciens et leurs grossistes. Une autorisation qui fait espérer à la grande distribution alimentaire de pouvoir un jour elle aussi vendre des médicaments. Hier, Michel-Edouard Leclerc a annoncé que ses parapharmacies pourraient vendre c es médicaments 25 % moins chers si le gouvernement ouvrait ce marché. « Il n ' y aura de modération de l ' inflation des médicaments que si on met en concurrence les pharmacies et d ' autres réseaux de distribution » , a-t-il insisté.

« Esbroufe »

Michel-Edouard Leclerc se montre toutefois prudent quant à la possibilité de se lancer sur ce marché . « A ce stade, rien n ' est réglé en France et Dieu sait qu ' il y aura débat ! » . Pour Jean-Jacques Le Bian, co-président du syndicat des pharmaciens du Finistère, Michel-Edouard Leclerc fait de la « provocation » et de la « pure communication commerciale ». Sur ces médicaments non remboursés qui soignent maux de tête, rhumes, diarrhées et autres maux d'estomac et qui coûtent en moyenne autour de 5 euros, « la vente en libre-service dans la grande distribution n'aura pas grande incidence sur le pouvoir d'achat des consommateurs », estime le pharmacien. « C'est de l'esbroufe, car même en les vendant 25 % moins chers, quels gains fera-t-il avec ces produits à faible coût ? » Ce week-end, l ' enseigne , qui compte 110 parapharmacies, lancera une campagne à la télévision, pour « demander que les médicaments soient vendus à prix Leclerc » . Cette pub a reçu un avis défavorable d u Bureau de vérification de la publicité, mais TF1 et M6 ont décidé de passer outre. La Fédération nationale des pharmaciens a pris un avocat pour surveiller cette publicité. « C'est incroyable de monter ce type d'opération qui va à l'encontre des choix du gouvernement ! »

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