19 septembre 2009
Sévère déconvenue, baisse générale des cours dans tous les pays de l'Union. Face à des marchés excédentaires en marchandise et dépourvus de ventes extérieures, le commerce européen rentre dans une spirale baissière, où seul le mieux placé en prix parvient à écouler ses surplus de production. Il y a quinze jours, le ton était donné. Avec une forte baisse, le marché allemand affichait sa volonté de recherche de meilleure compétitivité pour mieux pénétrer le marché européen. Aujourd'hui, deuxième couche; nouvelle baisse. Les autres pays n'ont d'autre choix que l'alignement. En cette fin de semaine, aucun élément convainquant ne permet de contrer ce mouvement de concurrence effrénée. Les perspectives d'évolution du marché sont sans équivoque. Dans les prochains jours, le phénomène ne peut que s'amplifier. Cette forte dégradation communautaire contraste quelque peu face à un marché intérieur plutôt fluide; pas de retards d'enlèvement des porcs en élevages et aucun problème particulier de consommation en viande fraîche. Le malaise est davantage ressenti au niveau du secteur de la salaisonnerie où, en raison de la concurrence étrangère, les achats, au plus juste des besoins, sont plus frileux, tant en volumes qu'en prix. Les viandes désossées étrangères sont 15 à 20 centimes moins chères, d'où une forte pression sur les tarifs des viandes de transformation, qui perdent de 3 à 7 centimes sur les pièces nobles de découpe.
Recul de 5,7 centimes
Recul de 1,7, puis de 4 centimes, la cotation descend à 1,156 EUR, base 56 TMP. L'activité du secteur de l'abattage s'est maintenue, près de 393.000 porcs abattus, pour un poids moyen de carcasses stable à 91kg. Pour les prochains jours, l'activité devrait se maintenir. Le flux des offres en production est en sensible progression. Le commerce des viandes se dégrade, nouveau recul des prix. Tassement de 3 à 5 centimes sur l'épaule et la poitrine, voire davantage sur la longe, suivant les circuits de vente, où le recul va jusqu'à moins 10 centimes pour les ventes à l'export. Baisse de 7 centimes sur le jambon, avec de faibles volumes d'achat.
Baisse dans tous les pays
Toutes les cotations européennes sont négatives: moins 3 au Danemark; moins 4 en Espagne et en Italie, et moins 5 en Allemagne, qui, dès lundi, devraient être suivies en Belgique et aux Pays-Bas. Les écarts de prix sont insignifiants d'où, compte tenu des coûts de transport, une perte de compétitivité pour nos ventes à l'export. De nouvelles assurances-crédits pour l'export se mettent en place, mais pour un coût très élevé, dix fois plus cher, de 3 à 6% de la valeur de la marchandise. Le manque de vente à l'exportation est le principal handicap du marché d'aujourd'hui.
