12 septembre 2009
L'entrée de cette deuxième quinzaine de septembre s'annonce difficile. Pour toutes les productions de viande, le scénario est identique, les besoins du marché rentrent dans une phase creuse de consommation. Bien qu'avantagée par un niveau de prix attractif, la viande de porc n'échappe pas à la règle. Durant les deux semaines à venir, le potentiel de ventes en viande de porc frais pour la consommation du marché intérieur, va chuter de 10 à 15%. La dernière semaine de rentrée, avec ses mises en avant promotionnelles, s'achève, les opérateurs optent désormais pour des positions plus modérées dans les volumes d'activité et plus limitées dans les aptitudes de valorisation. La dégradation du commerce des viandes de cette fin de semaine, déjà plus accentuée que le tassement du prix à l'achat en production, ne laisse aucune ambiguïté sur l'évolution tarifaire des jours à venir. De plus, face à la tourmente d'un environnement européen défavorable, la perte de compétitivité de notre marchandise vulnérabilise encore davantage nos positions de vente à l'export: baisse quasi générale des cours dans tous les pays de l'Union. Les ventes en vif à l'export s'estompent, les écarts de prix ne couvrent plus les coûts de transport, mais l'autosuffisance des marchés riverains limite également les débouchés.
Recul de 2,4 centimes
Faiblesse de 0,1, puis baisse de 2,3 centimes. La cotation descend à 1,213euros, base 56 TMP. L'activité du secteur de l'abattage a progressé de près de 10.000 porcs, soit environ 392.000 porcs abattus, contre 404.000 la même semaine en 2008. Le poids moyen des carcasses s'est sensiblement alourdi, de 250 grammes (91kg). Signe que les offres du moment en production, bien qu'à jour dans les enlèvements en élevage, ne désemplissent pas. Pour la semaine prochaine, les prévisions d'activité s'annoncent sensiblement plus limitées. L'essoufflement des besoins contrarie la tarification des viandes. Le jambon perd 3 centimes et la longe baisse de 5 à 10 centimes suivant les circuits commerciaux. En revanche, pour quelques autres pièces nobles comme l'épaule et la poitrine, les prix ont été maintenus.
Baisses à l'étranger
Seul le Danemark a reconduit sa cotation. Baisse dans tous les autres pays de l'Union. Après avoir baissé de 6 centimes en fin de semaine passée, le marché allemand perd à nouveau 3 centimes. Recul de 6 centimes en Espagne. Face à cette recrudescence de baisses, les marchés déficitaires comme l'Italie, la Grèce et la Grande-Bretagne, sont aujourd'hui plus difficilement accessibles, la concurrence est accentuée et amplifie le phénomène de recul des prix sur les viandes exportées. L'insuffisance de couverture d'assurance-crédit à l'export limite les ventes sur pays tiers, alors que quelques opportunités s'ouvriraient sur certains marchés extérieurs.
