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Economie

Loiret. Un directeur d'usine séquestré libéré

6 octobre 2009

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Le directeur de l'usine Rohm and Hass de Semoy dans le Loiret était retenu par les salariés depuis hier après-midi sur le site. Il a été libéré en milieu de journée.

"Nous avons décidé de laisser libre le directeur pour faire un pas en avant dans les négociations. Mais le site reste
bloqué jusqu'aux résultats des négociations", a indiqué Christophe Filippini, délégué syndical Sud-Chimie de
cette entreprise appartenant au groupe américain Dow Chemical (industrie chimique).

Le directeur était retenu depuis hier après-midi. Il pouvait sortir de son bureau, aller où il voulait mais il ne pouvait
quitter le site. Une vingtaine de salariés était restée sur place toute la nuit. 

L'usine, qui emploie 97 personnes, est spécialisée dans la fabrication d'adhésifs spéciaux pour l'automobile et
l'emballage. Sa fermeture est prévue fin 2010. Une dizaine de salariés se verront proposer un reclassement à Paris. Les autres seront licenciés.

La décision de laisser libre le directeur a été prise à la suite d'une assemblée générale des salariés. Ceux-ci espèrent
maintenant la reprise des négociations, qui pourraient se faire par téléphone cet après-midi entre la direction à Paris et
les représentants du personnel sur le site. 

"Nous protestons contre la fermeture du site, d'autant que des experts ont montré qu'il est rentable. C'est notre première
revendication. Ensuite, nous demandons une prime préjudice spéciale Semoy de 100.000 euros par personne. Il y a des
suppressions de postes sur d'autres sites mais une seule fermeture d'usine, la nôtre", avait la veille expliqué, Martine
Filippini, secrétaire du comité d'entreprise.

De son côté, la direction a affirmé sa "volonté d'ouverture vis-à-vis d'une mesure spécifique au site de Semoy", tout en "regrettant le comportement intolérable" des salariés. Elle a affirmé "travailler activement à un projet de reprise partielle du site permettant de sauvegarder une vingtaine de postes".

Les salariés avaient bloqué l'usine pendant douze jours cet été, toujours pour protester contre sa fermeture et réclamer
un meilleur plan social.

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