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Economie

Lait. Lundi, les éleveurs repassent à l'action

22 mai 2009

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Pas de répit pour les laiteries: après le pont de l'Ascension, les éleveurs repasseront à l'action lundi en bloquant les sites industriels.

Malgré la nomination de deux médiateurs pour tenter de résoudre le conflit, les producteurs laitiers veulent maintenir la pression. Hier, la FNSEA a lancé un appel à une nouvelle journée d'action pour lundi. «On va bloquer les laiteries», a expliqué hier Jean-Michel Lemétayer, le président du syndicat agricole. Depuis le début de cette semaine, les producteurs français multiplient les actions pour protester contre la forte chute du prix du lait. Pour Jean-Michel Lemétayer, «il faut que soit décidée la semaine prochaine une date de négociation nationale pour les prix des livraisons du mois de mai qui doivent être payés en juin. Cela ne peut pas attendre.» «Nous avons aussi envie de peser sur Bruxelles le jour de la réunion des ministres de l'Agriculture des Etats membres de l'Union européenne», a déclaré Pascal Clément, président de la section lait de la fédération régionale de l'Ouest de la FNSEA. Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier a obtenu l'inscription à l'ordre du jour de cette réunion - avec l'appui de l'Allemagne - d'un examen du marché laitier.

Blocages levés en Ille-et-Vilaine

En attendant lundi, les producteurs de lait ont relâché la pression pendant le pont de l'Ascension en débloquant dans l'Ouest des sites qui étaient paralysés depuis plusieurs jours. En Ille-et-Vilaine, les six plates-formes de distribution paralysées depuis lundi ont été débloquées au cours de la soirée et de la nuit de mercredi à jeudi. Dans cette même nuit, des actions ont été menées à la laiterie Lorco de Pont-Scorff et sur le parking du supermarché Champion de Plouay (56). Hier, le conflit a continué à susciter des réactions politiques. Le Parti socialiste a accusé le gouvernement d'être «responsable» de la crise. «Deux causes principales expliquent l'effondrement des prix: la disparition des quotas laitiers au niveau européen et la suppression des mécanismes interprofessionnels de régulation des prix en France. Le gouvernement a soutenu et appuyé ces décisions.»

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