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Jeunes huîtres. Hécatombe en Bretagne-Nord

31 juillet 2009 - 1 réactions

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En Bretagne-Nord, le taux de mortalité des huîtres juvéniles dépasse les 50 %. Une catastrophe pour les 500 ostréiculteurs de ce secteur.

Après la côte sud de la Bretagne, c'est au tour de la côte nord de mesurer l'ampleur des dégâts causés par la surmortalité des huîtres juvéniles, celles âgées de 10 à 18 mois. Avec un peu plus de 50% de pertes, le taux de mortalité est certes un peu inférieur à celui de l'an passé, mais la situation reste dramatique pour bon nombre d'ostréiculteurs. De la baie du Mont-Saint-Michel à Camaret, les ostréiculteurs (environ 500) viennent de communiquer le pourcentage de perte sur leurs jeunes huîtres. «C'est une catastrophe», selon Goulven Brest, président du comité national de la conchyliculture (CNC) et de la section régionale Bretagne-Nord. «Selon certains bassins, le taux de mortalité varie de 0% à 98%», commente Goulven Brest.

Introduire une souche plus résistante

Réchauffement climatique, algues toxiques, virus... Connaît-on les causes ce mal mystérieux qui décime les parcs? «Non», répond Goulven Brest. «On déterminera certainement la cause un jour, mais si on attend de savoir le pourquoi et le comment de cette mortalité, on ne sera plus là. Il faut que d'ici là, on trouve une solution alternative». Parmi ces solutions, le président des ostréiculteurs évoque l'introduction d'une souche extérieure plus résistante, qui pourrait provenir du Japon ou d'Australie.

«Trouver des solutions immédiates»

En attendant, l'avenir s'assombrit pour de nombreuses entreprises ostréicoles. «Aujourd'hui, il y a des mesures d'aides qui seront appropriées à la situation des entreprises», assure Goulven Brest. «Le gros souci, c'est que dès la fin de cette saison, au printemps 2010, certaines entreprises vont être totalement exemptes de produits. Des difficultés très importantes de trésorerie vont voir le jour. Il faut à tout prix qu'on se prépare à cette situation et qu'on anticipe.» Il poursuit: «Aujourd'hui, le plus gros problème est de faire vivre et survivre des entreprises qui faisaient du demi-élevage (en cycle court) ou des jeunes qui venaient de s'installer. Il faut donc qu'on leur trouve des solutions immédiates». «Huîtres : le test de la souris probablement remplacé», page 44

  • Jacques Chanteau

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1 réaction

  • bon....
    Pollution
    Les jeunes huitres meurent, les crabes verts meurent, les poissons désertent la bande côtière .....et les algues vertes prolifèrent ! Quelle coïncidence ! Qu'en pensent les "directeurs d'usines à cochons" ?
    Ajouté le 31 juillet 2009 à 14h06

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