6 mai 2011
Le cocon de «Coocoonhome», c'est la maison de Ruth Negri, dans le quartier de Brélévenez, à Lannion. C'est chez elle que cette femme de 45 ans a lancé en 2010 ce réseau social sur Internet, dédié à l'immobilier.
Décloisonner le marché
En partant d'un constat simple: «l'immobilier sur Internet est trop cloisonné. Il y a le circuit des professionnels et celui des particuliers. Je veux décloisonner», explique-t-elle, avec un charmant accent anglophone. Elle-même vient du côté professionnel, après avoir travaillé une dizaine d'années pour le groupe immobilier Jourand-Le Gall. Outre le dépôt et la consultation d'annonces immobilières, le site se veut un espace de communication pour les acteurs du marché. «C'est ouvert à tous ceux qui tournent autour de l'immobilier: acheteurs, vendeurs, locataires, bailleurs, agences, notaires, artisans, déménageurs, diagnostiqueurs, banques...» Le site compte déjà 3.300 membres, les «coocooners», qui peuvent créer un groupe de contacts et dialoguer par messagerie interne, sur des sujets immobiliers: les démarches pour vendre un bien, les diagnostics obligatoires, les travaux de rénovation...
Lancement cet été
Ruth Negri a financé le lancement de «Coocoonhome» sur ses propres fonds, avec le soutien de la technopole Anticipa et des aides régionales. Elle a recruté trois développeurs, qui préparent le passage de la version bêta à une version commerciale cet été. Et un déménagement vers des bureaux dans la technopole. «Je suis en contact avec des investisseurs, pour lever des fonds.» Mais comment «Coocoonhome» peut-il devenir rentable? «On va apporter aux professionnels des contacts qualifiés, qui seront payants. C'est- là-dessus qu'on va gagner de l'argent», affirme Ruth Negri. Qui affiche l'ambition de développer «Coocoonhome» à l'international. Mais à la différence d'un Facebook, «on n'y viendra pas pour retrouver ses amis. Mais pour faire des affaires.» Contact Tél.06.40.22.98.55, www.coocoonhome.com
23 mai 2012 à 07h17
23 mai 2012

23 mai 2012