17 septembre 2009
Même si un début de reprise économique pointe son nez en cette fin d'année, les entreprises restent frileuses en matière de recrutement. Pour les nouveaux diplômés, la recherche d'emploi s'annonce plus difficile.
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Moins d'offres d'emploi, des salaires moins élevés. Telle se présente globalement la tendance du marché de l'emploi pour les promotions qui sortent des lycées professionnels, des IUT, des universités ou des grandes écoles. Avec toutefois des nuances, selon les secteurs d'activités. Il est plus facile d'entrer dans une banque que dans le bâtiment ou la métallurgie. L'association pour l'emploi des cadres (Apec) évalue à 27% la baisse de recrutements de cadres sur l'ensemble de l'année 2009. De son côté, l'enquête de l'association pour faciliter l'insertion professionnelle des jeunes diplômés (Afij) fait apparaître que 62% des diplômés des promotions 2008 interrogés étaient sans emploi en avril2009.
Depuis janvier dernier
La tendance du marché du travail s'est renversée depuis janvier2009. Les métiers de l'industrie, de la construction, et même de l'informatique, n'ont pas été épargnés. La fin de l'année n'incite guère à l'optimisme. Le commercial reste cependant porteur et représente aujourd'hui 59% des offres concernant les jeunes diplômés chez RegionsJob. «Il est plus difficile pour la majorité des nouveaux diplômés de trouver un emploi, ils se battent pour défendre leur dossier», note David Lemoine, consultant associé au cabinet de recrutement Théodore Search à Rennes. Gwenaëlle Hervé, chez RegionsJob, constate que «dans le contexte actuel, les entreprises ont tendance à recruter des cadres expérimentés».
Ecoles et universités plutôt confiants
En Bretagne, dans les établissements assurant un enseignement supérieur, le discours reste malgré tout confiant. A l'école d'ingénieurs ISEN de Brest, à l'Ecole supérieure de commerce de Rennes, à l'Université Bretagne Sud de Lorient, à l'IUT de Lannion ou de Saint-Brieuc, au lycée Félix-Le Dantec de Lannion, les responsables d'établissements et les enseignants relativisent la situation. Pour l'instant, du BTS au DUT, en passant par la licence, le master, le diplôme d'ingénieur ou d'école supérieure de commerce, ils ne ressentent pas une baisse significative du nombre d'offres d'emplois ou de contrats d'apprentissage et de professionnalisation. Mais ils redoutent que les mois à venir soient moins favorables.
Des salaires plus bas
«Nous n'aurons sans doute pas cette année 96% d'élèves ingénieurs en électronique-informatique qui auront trouvé un emploi de cadre en CDI à la sortie de l'école comme pour la promo 2008. Mais ils auront tous un poste dans les six mois», note Marc Faudeil, le directeur de l'ISEN à Brest. Le salaire moyen brut, de 34.000euros en 2008, risque aussi de baisser un peu». Simon Vinet, 23 ans, a été embauché comme ingénieur d'affaires en électronique dans une société nantaise, avec un salaire de 30.000euros avant même de recevoir son diplôme. «J'ai beaucoup de chance», confie-t-il. Optimiste lui aussi, Frédéric Guyomar, chargé de la gestion emploi-formation à l'Union patronale interprofessionnelle des Côtes-d'Armor, estime que «les entreprises ont besoin de jeunes». «Le marché de l'emploi devrait s'améliorer à partir du second semestre 2010»
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«Les entreprises ont tendance à recruter des cadres expérimentés.»
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