10 octobre 2011
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16h15. Le titre remonte à 3,08%
Après avoir chuté de plus de 36% à sa reprise de cotation, l'action s'adjugeait 3,08% à 0,87 euro à 15h55 dans un marché en hausse de 1,15%.
15h30. Bourse : Dexia efface ses pertes (+0,47%) moins d'une heure après sa reprise de cotation
15h00. Dexia s'effondre peu après sa reprise de cotation (-28,99%)
Le titre de la banque franco-belge Dexia s'effondrait de près de 29% dans les premiers échanges suivant sa reprise de cotation à 14H30 à la Bourse de Paris et de Bruxelles, après l'annonce de son démantèlement.
A 14H50, la valeur perdait 28,99% à 0,60 euro, après avoir chuté de plus de 36% à sa reprise de cotation. La valeur, qui a été réservée pendant quelques minutes en raison d'une grande volatilité à sa reprise de cotation, était suspendue depuis jeudi après-midi.
14h57. L'impact des garanties sur la note de la France sera limité
L'impact éventuel sur la note de l'Etat français des garanties apportées à la banque Dexia sera "limité", a estimé l'agence d'évaluation financière Moody's, sa concurrente Fitch jugeant que le schéma adopté "ne représente pas, en soi, un risque significatif".
14h45. Jean-Luc Dehaene démissionne du conseil d'administration de Dexia Banque Belgique
Le président du Conseil d'administration du groupe Dexia, Jean-Luc Dehaene, a démissionné avec effet immédiat du conseil de la filiale Dexia Banque Belgique, qui va être rachetée par l'Etat belge, a indiqué lundi un porte-parole.
Ancien Premier ministre de la Belgique (1992-1999), il est à la tête du Conseil d'administration de Dexia depuis 2008.
10h45. Retraits importants en Belgique mais "sans commune mesure" avec 2008
La banque franco-belge a fait face ces derniers jours à des retraits de fonds importants de clients mais "sans commune mesure avec ce qui avait été observé en 2008", lors de la quasi-faillite du groupe, a indiqué ce lundi l'administrateur délégué Pierre Mariani.
Dexia ne possède de réseau de banque de détail qu'en Belgique, la filiale française étant dédiée aux collectivités locales.
>> Feu vert au démantèlement de la banque franco-belge
Ces réunions décisives ont signé la disparition de l'établissement sous sa forme actuelle, en entérinant la scission de ses activités belges (banque de détail) et en préparant la cession de la branche française (financement des collectivités locales). A l'issue du conseil des ministres qui s'est tenu en Belgique, le Premier ministre Yves Leterme et le ministre des Finances Didier Reynders ont donné les grandes lignes de la partie belge du plan de démantèlement.
Des mesures drastiques
Dexia n'avait plus d'autre choix. La crise de la dette a accentué ses difficultés en la privant des liquidités dont elle a besoin pour poursuivre ses activités, obligeant ses co-actionnaires, les Etats belge et français, à prendre des mesures drastiques.
Première décision : la Belgique va prendre le contrôle à 100 % de Dexia Banque Belgique, l'entité belge de l'établissement présente dans la banque de détail. Coût de la transaction : quatre milliards d'euros. Le Royaume, qui avait déjà sauvé Dexia une première fois en 2008 en lui injectant trois milliards d'euros, a ainsi obtenu un prix "raisonnable", selon les termes de Didier Reynders, pour racheter cette filiale dont la valeur est estimée entre 3 et 7,5 milliards d'euros. La Belgique entend rester plusieurs années propriétaire de cette banque, afin d'en "assurer la continuité".
"Le contribuable ne sera pas trop mis à contribution"
"Cette vente sera finalisée à bref délai", a annoncé Dexia, dans un communiqué publié ce lundi, expliquant qu'accepter la proposition de l'Etat belge était dans l'"intérêt social" du groupe Dexia. "Les ménages (belges) peuvent être sûrs et certains que leur argent est en sécurité sur leurs comptes courants", a assuré, pour sa part, Yves Leterme, ajoutant que "le contribuable ne sera pas trop mis à contribution, puisque le risque est maîtrisé et le coût de l'opération, relatif".
Une future "bad bank"
Autre annonce : les Etats se sont mis d'accord sur la répartition des garanties à apporter à la future "bad bank" qui subsistera à l'issue du démantèlement, soit la structure de défaisance pour isoler les actifs les plus à risque qui plombent aujourd'hui le bilan de l'établissement. "Les Etats sont convenus de se répartir cette garantie dans des proportions identiques à celles de 2008, soit 60,5 % pour la Belgique, 36,5 % pour la France et 3 % pour le Luxembourg", a indiqué le cabinet de Didier Reynders. La "bad bank" devra payer des primes sur ces garanties, dont une immédiate de 450 M€, dont 270 millions pour la Belgique.
Dernier point : l'Etat français devrait créer une nouvelle banque dédiée aux collectivités, détenue à la fois par la Banque Postale et la Caisse des dépôts, qui se montrait réticente, mais les discussions n'ont pas encore abouti sur ce front.
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