15 octobre 2009
Les entreprises ont jusqu'au 31décembre pour se conformer à la loi du 27mai 2008. Elle prévoit de pénaliser les celles qui ne négocient pas sur les écarts de rémunérations hommes/femmes.
Le temps presse car l'application de la loi a été avancée d'une année. Afin de donner des outils aux délégués du personnel et aux représentants syndicaux qui mèneront les négociations avec leurs employeurs, le syndicat CFDT organise des formations. À la clé, un guide pratique.
Des écarts de 20%
En Bretagne, les écarts de salaires entre hommes et femmes seraient de l'ordre de 20%, selon la CFDT
, notamment dans l'agroalimentaire. Au niveau national, ils sont estimés entre 7 et 37%. «Il est toutefois difficile d'avoir de bons rapports de situation comparée dans les entreprises de moins de 200 salariés car elles n'ont pas de commission d'égalité professionnelle», commente Claudie Mignard, conseillère à l'égalité professionnelle à l'Union départementale CFDT du Finistère. Le bât blesse surtout à l'accès aux postes de cadres. «Les postes de haut niveau sont surtout réservés aux hommes car les employeurs craignent que les femmes soient moins disponibles pour assister aux réunions du soir ou sont susceptibles de prendre un congé parental». Les femmes sont également désavantagées sur le temps de travail. «Il est de plus en plus réduit, en particulier dans les services à la personne, le nettoyage, le commerce. Les femmes sont souvent en CDD. Et, quand elles décrochent un CDI, la paie est au ras des pâquerettes».
Les négociations vont devoir définir des objectifs à atteindre. «Il y aura des pénalités pour les entreprises qui ne prévoient pas une résorption des écarts salariaux. Ces pénalités seront de l'ordre de 1% de la masse salariale. C'est une première victoire», estime Claudie Mignard.
