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Eolien offshore. La France prend du retard

5 novembre 2009 - 3 réactions

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L'éolien marin peine à prendre son essor en France où les projet les plus avancés ne devraient pas voir le jour avant 2011, voire 2012. En Europe du nord, une trentaine de parcs existent déjà.

> Le dossier de la rédaction

Les rencontres internationales qui se sont tenues mardi et hier auHavre, à l'initiative du Syndicat des énergies renouvelables (SER), s'achèvent sur un constat: la France est en retard en matière d'éolien marin. Pourtant, avec 3.500km de côtes, elle dispose d'un potentiel considérable. Le seul projet aujourd'hui autorisé est celui de l'Allemand Enertrag, au large de Veulettes (Seine-Maritime), mais il est paralysé en raison de recours de riverains devant le tribunal administratif. De petite taille avec ses 105 mégawatts (MW) de puissance, il ne devrait voir le jour au mieux qu'en 2011 voire 2012, dix ans après les premières études. Derrière, beaucoup d'autres projets sont en cours d'instruction ou simplement annoncés par les industriels. Le SER estime qu'ils représentent un potentiel de 10.000MW de puissance installée.

Pas de cartographie

Mais tous ces projets peinent à émerger, faute d'une cartographie délimitant les zones réservées à l'éolien marin. «On manque de visibilité en l'absence d'une planification spatiale», regrette Philippe Gouverneur, président de la commission des énergies marines au SER. Cette cartographie, qui nécessite la consultation de tous les usagers de la mer (pêcheurs, plaisanciers, administrations des ports, exploitants de granulats, défenseurs de l'environnement...) devait être réalisée en septembre. Or, elle ne devrait être connue qu'à la fin mars2010.

«Tarifs pas assez attractifs»

L'éolien marin français est aussi pénalisé, selon les industriels, par la complexité des procédures administratives et par le prix de rachat par EDF de l'électricité produite. Ils demandent que le tarif, fixé à 13 centimes le kilowatt, (contre 5 centimes sur le marché de gros de l'électricité) soit porté à 16 ou 18 centimes pour le rendre vraiment «attractif». Certains industriels estiment que la France se prive ainsi d'une source de développement de l'emploi sur son littoral et d'une véritable filière industrielle éolienne. Pourtant, les projets ne manquent pas, y compris en Bretagne. Ainsi, la jeune société Nass et Wind implantée à Ploemeur (56) veut construire un parc de 300 à 400MW au large du Croisic (44). Dans la baie de Saint-Brieuc, c'est une installation de 240MW qui est également à l'étude par la même entreprise. Ce secteur est également convoité par Powéo qui travaille sur un parc de 150MW. C'est encore très loin de l'objectif de 6.000MW prévu pour 2020...

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3 réactions

  • MM
    Les promoteurs veulent le beurre sans les épinards
    Il est clair qu'installer des parcs éoliens sur terre, là où ils ruinent le cadre de vie des ruraux, est actuellement beaucoup plus rentable (grâce aux contributions des consommateurs et au sacrifice de leur cadre de vie) que de remiser ces parcs en off-shore, par ailleurs inefficaces et couteux.
    Ajouté le 05 novembre 2009 à 18h03
  • Le Bret
    Manque de vrais projets
    Il y a beaucoup de projets éoliens en mer, mais il ne voient pas le jour pour une raison encore plus simple: ils on été mal étudiés et mal conçus. Prenons ce projet de Veulette, c'est un projet trop petit pour s'imposer, une production très faible donc peu de rentabilité, trop près de la côte (7 KM) donc pas étonnant que les riverains s'y opposent. En plus, dans une région ou le nucléaire est très fortement représenté. En Bretagne, nous n'avons pas vu de projets proposés de très grande taille, très éloignés de la côte (30KM), des vraies centrales comme ils en créent à l'étranger. Or, c'est une vraie solution et une bonne alternative au centrales classiques polluantes ou le nucléaire. Nous avons trop peu de sources d'énergie en Bretagne. Les promoteurs s'en fichent, ils sont trop préoccupés par le gain lucratif €€€ des petits projets.Il n'y a pas une démarche de rentabilité véritable en matière d'énergie renouvelable pour le pays.
    Ajouté le 05 novembre 2009 à 10h17
  • Nonna
    L'état une nouvelle fois en cause
    Effectivement, la france prend du retard dans le développement de l'éolien offshore. La raison est simple. L'essentiel des investissements sont destinés au nucléaire. La Bretagne est à la remorque de cette politique aveugle, alors qu'elle compte de nombreux sites propices pour des sites de production d'électricité mixtes offshores éolien-hydrolien.
    Ajouté le 05 novembre 2009 à 07h37
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