6 juillet 2009 à 18h48 - 1 réactions
Pour connaître les orientations qui seront prises pour assurer l’avenir du groupe savoyard Entremont-Alliance, leader de l’emmental, contrôlé par le financier Albert Frère, il faudra attendre la seconde quinzaine de juillet.
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Le comité interministériel de restructuration industrielle étudie diverses pistes pour assurer l’avenir du groupe, en mauvaise santé financière (34 millions d’euros de pertes en 2008, 10 millions au premier trimestre). Le temps presse aussi pour le groupe breton Unicopa, actionnaire minoritaire à la santé précaire, dont les producteurs apportent la plus grande partie du lait aux usines d’Entremont.
Plusieurs candidats
Plusieurs candidats s’intéressent à l’entreprise fromagère, à commencer le géant lavallois Lactalis (marque Président). Mais la reprise totale pourrait poser un problème de monopole européen, puisque Lactalis-Entremont pèserait plus de 40% du marché communautaire de l’emmental.
Dans ces conditions, le groupe d’Annecy (74) sera-t-il repris par appartement ? Selon la Fédération nationale des producteurs de lait, Lactalis pourrait reprendre l’essentiel des usines d’emmental, dont la principale se trouve à Montauban-de-Bretagne (35). Sodiaal pourrait s’intéresser à la raclette (Loudéac, 22) et Laïta, qui fabrique déjà de l’emmental à Ploudaniel (29), à l’usine d’emmental de Carhaix (29). Aucun candidat étranger ne serait sur les rangs, selon Entremont.
Respecter l’accord sur le prix du lait
Hier, une réunion sur le prix du lait s’est tenue à la préfecture de région de Rennes, en présence de Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, des FDSEA et de dirigeants d’Entremont-Alliance. Ces derniers se sont montrés favorables à une mutualisation et à une contractualisation visant à lisser le prix du lait, "pour ne pénaliser personne». Pour Jean-Michel Lemétayer, la priorité est qu'"Entremont-Alliance respecte l'accord interprofessionnel sur le prix du lait".
