15 septembre 2010 - 1 réactions
Quatre robots de traite, un robot racleur, un robot pousseur, un système d'éclairage synchronisé, des brosses de confort et des logettes dernière génération sous un même bâtiment flambant neuf: le GIE Ropert de Bréhan (56) offre aux 180 laitières de trois élevages une colocation au confort automatisé. «Ce bâtiment rassemble le dernier cri de la technologie robotique, c'est unique en France». Jean Pierre Hélard, responsable commercial de Lely France a convaincu Paul Ropert et ses associés d'ouvrir leur élevage les 24 et 25septembre prochains. Le choix de la robotisation de la traite n'allait pas de soi et il a fallu plusieurs voyages d'étude, à Paul Ropert, 58 ans, et à sa fille Vanessa, installée depuis trois ans, pour finaliser ce choix: gain de temps, de pénibilité et de flexibilité de travail, de main d'oeuvre aussi l'ont emporté.
1,45million d'euros
Sans compter qu'une salle de traite aurait exigé quelque 500m² de bâtiment supplémentaires avec l'aire d'attente, pour un élevage de cette taille, estime l'éleveur. Aujourd'hui, il ne reviendrait pas en arrière. Vanessa entrée au GIE fin 2009 et le 3e associé, Franck Demarconnay associé depuis 1999, non plus. Trois exploitations, trois troupeaux rassemblés depuis décembre dans un même bâtiment de 72 mètres par 40, avec un investissement total de 1,450million d'euros, soit 8.000? par vache pour 180 animaux, et 5.800 pour 250, si Thomas, le fils salarié, rejoint le GIE dans quelques années. «Le bâtiment coûte bien plus cher que les robots, glisse Paul».
«Un gars tout seul peut le faire»
Les quatre robots de traite permettent une gestion différenciée des troupeaux et du lait et libèrent l'attention des éleveurs au profit des animaux. «Avec l'aide des ordinateurs, on a une GTE individuelle en temps réel. Et on va beaucoup dans le troupeau, parmi les vaches. Elles nous connaissent, on les voit toutes de près», explique Thomas. Les animaux sont très calmes, il règne dans l'élevage une sérénité impressionnante, malgré le robot nettoyeur qui toutes les heures environ, glisse dans l'allée, entre les vaches. «Elles savent, elles s'écartent si besoin», dit le jeune homme. Comme elles savent quand le robot pousseur va ramener le fourrage dispersé à leur portée. C'est comme un ballet bien réglé entre les animaux et les machines. Les vaches vont manger ou se faire traire à leur gré. Elles ont libre accès au robot de traite, qui fera ou non la traite en fonction de leur stade de lactation. «Si une vache ne s'est pas présentée depuis 12heures, on le sait et on va la chercher», poursuit Paul.
Un gain de 2.000kg de lait par vache
Résultat: en huit mois de fonctionnement, les éleveurs ont gagné 2.000kg de lait/vache et assaini la qualité cellulaire, consommée - 20?/T de lait de concentré et+5 à 6% de fourrage. Pourtant, l'épouse de Paul ne s'est pas encore tout à fait habituée, lorsqu'elle prend son tour de travail, à croiser cette sorte de soucoupe volante qui s'affaire silencieusement autour des mangeoires.

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