29 septembre 2009
En prenant la succession de Pierre Gadonneix à la tête d'EDF, Henri Proglio va devoir s'attaquer à de nombreux chantiers.
La dette.
Au 30juin 2009, la dette du groupe s'élevait à 36,8milliards d'euros. Elle a plus que doublé en un an et demi, essentiellement en raison des acquisitions internationales. Pour réduire l'endettement, Pierre Gadonneix avait annoncé en février un plan de ventes d'actifs de cinq milliards d'euros. Parmi les cessions évoquées, figurent la filiale française de transport d'électricité, RTE, ou le réseau britannique de distribution d'électricité.
Les acquisitions.
Le rachat de l'opérateur de centrales nucléaires British Energy a été définitivement bouclé en janvier mais il reste à finaliser son intégration dans le groupe. EDF doit aussi mener à bien son objectif de construire quatre réacteurs nucléaires de type EPR au Royaume-Uni. L'acquisition de la moitié des activités nucléaires de l'américain Constellation n'est, elle, pas encore bouclée. EDF espère obtenir les autorisations des autorités américaines d'ici à la fin de l'année. Reste enfin le numéro deux belge de l'électricité SPE, dont l'acquisition a été annoncée en mai. Un ministre belge a demandé une enquête de la Commission européenne sur cette prise de contrôle.
Réacteur EPR.
Le P-DG d'EDF aura la charge de veiller au bon déroulement du chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (50), censé s'achever en 2012. Un second EPR devra ensuite être construit à Penly (76). Du bon déroulement de ces deux chantiers dépend la capacité du groupe à vendre sa technologie à l'étranger. EDF a pour objectif de livrer 10 réacteurs de 3e génération dans le monde dans les 10 ans qui viennent.
Réforme du marché de l'électricité.
A compter du 1erjuillet 2010, les concurrents d'EDF pourront acheter une partie de la production du groupe public d'électricité à un prix attractif. Il s'agit de favoriser la concurrence en permettant aux fournisseurs alternatifs (GDF Suez, Poweo, Direct Energie) d'avoir accès à une électricité bon marché issue du parc nucléaire d'EDF. Jusqu'à présent, les concurrents d'EDF n'arrivent pas à produire de l'électricité à un coût aussi compétitif que l'entreprise publique. EDF, fournisseur d'électricité de 96% des clients français, risque donc de voir son quasi monopole s'éroder fortement.
