7 octobre 2009 - 2 réactions
Au lendemain de la réunion des conseils des ministres de l'Agriculture européens à Bruxelles, Bruno Le Maire a estimé hier que la présidence suédoise de l'Union européenne n'avait «pas pris suffisamment conscience de la détresse des producteurs de laiten France et en Europe». Il répondait à la question d'un député à l'Assemblée nationale. Si le ministre français a considéré comme «une avancée majeure» la décision de l'Europe «de s'engager dans la voie d'une régulation du marché du lait», il a aussi demandé «l'ouverture immédiate» de négociations au niveau européen pour la mise en place de contrats entre producteurs et industriels pour «rééquilibrer les relations» entre les deux parties. C'est l'un des principaux objectifs du ministre français pour réorganiser la filière en France, voire en Europe. Mais ces contrats ne sont pour l'instant pas permis au regard de la réglementation européenne. Côté syndical, la réunion de Bruxelles n'a en rien apporté satisfaction. La Coordination rurale, qui avait appelé à la grève du lait à la mi-septembre, estime ne pas avoir été entendue et annonce un «durcissement» des actions des agriculteurs. François Lucas, président du syndicat agricole minoritaire, a affirmé qu'«un appel à une action beaucoup plus importante que la grève» pourrait être lancé «très bientôt, dans les jours qui viennent» au niveau européen. La Confédération paysanne, qui tiendra une conférence de presse aujourd'hui à Rennes, a regretté que la tendance «la plus dérégulatrice l'ait emporté». Elle va décider des actions à venir.
Appel à Nicolas Sarkozy
Quant à la FRSEA de Bretagne, qui n'appelait pas à la grève du lait, elle a regretté hier que «la Commission européenne persiste et signe dans la voie de la libéralisation des marchés laitiers». Elle en appelle «au soutien de l'Etat français» et «au président de la Républiquepour secourir l'agriculture française.
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