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Crise de la dette. Sauvetage de la zone euro : Sarkozy bientôt en Allemagne

30 septembre 2011

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A l'issue de sa rencontre avec Georges Papandréou, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'ils se rendrait bientôt en Allemagne pour  "accélérer" le plan de secours de la monnaie unique. La journée a aussi été marquée par une nette baisse des Bourses européennes, plombées par une nouvelle vague de vente des valeurs bancaires. Hier, pourtant, les marchés avaient terminé à la hausse, portés par de bons indicateurs de croissance aux Etats-Unis.

18h30. Sarkozy : "l'échec de la Grèce serait celui de toute l'Europe"
Georges Papandréou rencontrait Nicolas Sarkozy à Paris, en fin d'après-midi. Le Premier ministre grec a assuré le chef de l'Etat de sa "détermination totale" à mettre en oeuvre "scrupuleusement" tous les engagements de la Grèce dans le cadre du plan de sauvetage de l'euro, a déclaré Nicolas Sarkozy à l'issue de l'entretien. Ajoutant : "l'échec de la Grèce serait l'échec de toute l'Europe".
"Il n'est pas possible de laisser tomber la Grèce pour des raisons morales et économiques", a-t-il insisté, en précisant qu'il se rendrait dans les prochains jours en Allemagne pour "accélérer" le plan de secours de la monnaie unique.

17h45. La Bourse de Paris termine en baisse de 1,51% à 2.981,96 points
La Bourse de Paris a terminé en nette baisse et perdu 1,51%, méfiante face des indicateurs macro-économiques contrastés et à la situation encore incertaine en zone euro.
Le CAC 40 a lâché 45,69 points à 2.981,96 points, dans un volume d'échanges de 3,568 milliards d'euros. La
veille, il avait pris 1,07%.

13h30. La Bourse de Francfort sombre sous les -3% à mi-séance
La Bourse de Francfort chutait nettement à mi-séance, le Dax s'enfonçant sous les -3%, lesté par les banques et les grandes valeurs industrielles.
A 10H28 GMT, l'indice vedette de place financière allemande perdait 3,18% à 5460,52 points. Toutes les valeurs étaient dans le rouge, avec un fort décrochage de Deutsche Bank (-7,82%) et BMW (-6,82%).

11h55. La Bourse de Paris accélère ses pertes (-2,14%), les banques dévissent
La Bourse de Paris accélérait ses pertes à la mi-journée (-2,17%), plombée par un fort recul des valeurs bancaires.
Vers 11h55, l'indice vedette, le CAC 40, perdait 65,85 points à 2.961,8 points, entraîné vers le bas par les titres des banques Société générale (-7,40%), BNP Paribas (-4,77%) et Crédit Agricole (-4,83%).
 

10 h. Paris en baisse : - 1,03 %
La Bourse de Paris évolue en nette baisse, mais dans un marché calme, les investisseurs procédant à d'ultimes ajustements de leurs portefeuilles au dernier jour du trimestre. A 9 h 22, l'indice CAC 40 perdait 30,76 points à 2.999,89 points, dans un volume d'échanges de 280,32 M€. La veille, il avait gagné 1,07 %, enregistrant sa troisième séance de hausse cette semaine.

9 h 05. Bourse de Francfort : le Dax ouvre en baisse de 0,66 % à 5.602,55 points

9 h. La Bourse de Paris ouvre en baisse de 0,57 % à 3.009,26 points

JEUDI 29 SEPTEMBRE
Les députés allemands ont approuvé à une large majorité le renforcement du mécanisme anti-crise de la zone euro, le
«FESF», qui maintient déjà le Portugal et l'Irlande sous perfusion. Mieux encore, la Chancelière Angela Merkel n'a pas eu besoin des votes de l'opposition pour compenser des défaillances dans son propre camp, un scénario qui aurait ébranlé sa crédibilité.
La France s'est aussitôt félicitée de la «pleine implication» de l'Allemagne dans la bataille contre la crise financière. «C'est un pas important qui a été accompli au service de la stabilité de la zone euro», a indiqué l'Elysée, dont le locataire Nicolas Sarkozy recevra aujourd'hui le Premier ministre grec Georges Papandréou.
La Commission européenne a, elle, salué le vote du Bundestag et espéré qu'à «la mi-octobre», au plus tard, les six pays devant encore ratifier le renforcement du fonds d'aide européen auraient emboîté le pas à l'Allemagne.

Un signal positif pour les places financières
En attendant, le feu vert de la première puissance européenne, également première contributrice à tous les plans d'aide, reste un signal positif. L'économiste Holger Schmieding, de Berenberg Bank, a parlé d'un soutien «solide comme un roc» à l'euro. «Quand il s'agit de la question qui compte, à savoir est-ce que l'Allemagne va faire ce qu'il faut pour préserver la monnaie unique, il y a un large consensus en faveur de l'euro», note-t-il.
Sur les marchés financiers, ce feu vert largement anticipé a suscité plus de soulagement que d'euphorie. Les Bourses mondiales étaient dans le vert, mais surtout grâce à des indicateurs américains.

Une nouvelle réconfortante

Autant le dire, le «ja !» du Bundestag est la première nouvelle réconfortante après des mois de braise dans la zone euro. Que veut-il dire et que ne dit-il pas ? Le vote des députés allemands doit d'abord être pris pour ce qu'il est: un soutien à l'euro qui ne va surtout pas de soi dans un pays où deux citoyens sur trois (!) ne veulent pas payer pour la Grèce et le disent sans vergogne. Le «courage» des élus, une fois n'est pas coutume, mérite hommage. L'Allemagne étant le plus gros contributeur au Fonds de soutien européen (concrètement, elle garantit à elle seule plus de 200des 440milliards), il importe peu que l'extension du Fonds doive être approuvée par encore 6 des 17 pays de la monnaie unique: Berlin vient, de facto, de redonner crédit à la parole politique européenne et ce n'est pas du luxe après un été marqué au fer de la cacophonie, des dissensions et d'un massacre boursier en règle. Enfin, qu'Angela Merkel ait obtenu de ses propres troupes de voter avec l'opposition en faveur de l'accord du 21juillet tendrait à démontrer que la chancelière a retrouvé quelques couleurs en son royaume. Achtung, cependant ! Malgré la rigueur imposée par Bruxelles, la BCE et le FMI, le redressement de la Grèce relève de l'impossible pari et l'hypothèse d'une faillite au pied de l'Acropole ne saurait être écartée. Les marchés l'ont d'ores et déjà intégré et les banques étrangères l'ont provisionné dans leurs comptes. Autre écueil, les Allemands refusent de doper la force de frappe du Fonds de secours pour, cette fois, permettre d'intervenir dans d'autres pays de l'euro en difficulté, Espagne, Portugal, Italie... De sorte que l'euphorie boursière et le soulagement venu de Berlin risquent bien de n'être que répit temporaire. Le fond de la question, c'est que l'Europe reste confrontée aux turpitudes originelles de l'union monétaire. Certes, le fonds de soutien va racheter en octobre de la dette publique et assurer les fins de mois à Athènes. Mais à quel prix ! Désormais, une autre menace prospère sur le Vieux Continent, celle d'une croissance pulvérisée par la crise. Les populations soumises à la discipline budgétaire vont encore plus souffrir de ce méchant coup de patin. La zone euro est entre deux eaux. Le jour viendra où il faudra assumer les contradictions d'une monnaie commune à des pays si différenciés - autrement dit faire régler la facture par les pays excédentaires (Allemagne, Pays-Bas, Finlande...). Ou accepter l'éclatement, c'est-à-dire l'interdit.
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