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Conférence agricole. On se dit tout et on ne se fâche pas

9 février 2012 - 1 réactions

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On peut tout se dire à la Conférence régionale agricole. Alors qu'elle dressait à Rennes le premier bilan des actions du Plan agricole et agroalimentaire breton, elle a abordé sans fâcherie des sujets sur lesquels se cristallisent traditionnellement les conflits.

La réunion de lundi à Rennes a permis de mettre le doigt sur un problème lié au classement et à la protection des zones humides. Il est en effet apparu que l'inventaire et le périmètre de ces zones, définis par les commissions locales de l'eau, obéissaient à des pratiques variables selon les territoires. Ces disparités ont fait réagir le préfet Cadot pour qui les «appréciations locales» auraient dû faire l'objet d'un encadrement: «L'État n'a pas bien joué son rôle de mise en cohérence», a-t-il commenté en annonçant la création d'un groupe de travail chargé d'y remédier, voire de redresser ce qui a pu être fait: «Ce qui a été classé peut être déclassé!». L'enjeu n'est pas mince: «Il y a des communes où les zones humides classées atteignent 20% de la superficie», souligne un agriculteur.

Bien-être du porc mal-être de l'éleveur

Autre difficulté, soulevée par les éleveurs de porc: «Nous ne serons pas au rendez-vous du 1erjanvier 2013 pour les normes européennes sur le bien-être animal», a annoncé un représentant de la filière en rappelant que «la profession sort de cinq ans de non-rentabilité», et qu'elle n'a pas pu financer des investissements non-productifs, fussent-ils obligatoires. «Il faut mener une opération de lobbying auprès de Bruxelles pour obtenir des délais», a-t-il conclu. Le préfet a suivi sous conditions: «Pour obtenir des délais raisonnables -pas de trois ou quatre ans - il faut montrer que l'on est capable de monter progressivement vers les normes, pour cela il faudrait par exemple un dispositif régional de garantie permettant de solvabiliser les producteurs. » Là aussi, l'enjeu est lourd pour les 3.000 éleveurs porcins. «On ne peut pas risquer de perdre quatre millions de porcs sur les 14 que porte la Bretagne», a martelé leur représentant. La Conférence présidée par le préfet de Région réunit une centaine de représentants des collectivités, de l'État, des organismes professionnels et du milieu associatif (environnentaliste notamment).

  • Alain Le Bloas
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1 réaction

  • Jacobin75
    une belle image
    l'image ce jeune porc sur un sol plastique, dans un endroit où il ne verra jamais la nature, c'est particulièrement emblématique... Elle devrait nous faire réfléchir sur l'ensemble de cette filière et sur l'ensemble des désastres dont elle est la cause, le premier d'entre eux se passant dans notre assiette : qui peut imaginer un seul instant que de la viande fabriquée dans ces conditions monstrueuses peut avoir le goût de quelque chose ?
    Ajouté le 9 février 2012 à 13h19

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