26 octobre 2011 - 6 réactions
Les circuits courts sont dans l'air du temps. Le plus souvent, c'est le producteur qui vend ses produits à la ferme ou livre des paniers garnis à domicile. Les consommateurs veulent prendre la main. Le site legoutestdanslepre.fr leur permettait déjà de sélectionner et de commander des produits raffinés, type foie gras, huiles, terrines et de les recevoir par La Poste. «La Ruche qui dit oui va plus loin. Plusieurs familles se regroupent pour commander des denrées alimentaires, souvent bio, chez des producteurs locaux. L'un des consommateurs, installé comme auto-entrepreneur, devient le relais du groupe sur le site local: les produits sont livrés chez lui et récupérés par les familles. La «Ruche qui dit oui» est en train d'essaimer sur toute la France, la Bretagne n'est pas en reste. Le fondateur de laruchequiditoui.fr, Guilhem Chéron, designer industriel de formation, mais passionné de cuisine et petit-fils d'agriculteurs, est parti d'un principe simple. «En achetant à plusieurs, on réduit les intermédiaires, les coûts, et on fait aussi travailler les petits producteurs locaux dans un esprit de commerce équitable». Ce que Guilhem Chéron appelle démocratiser le circuit court auprès du grand public.
Sept ruches en Bretagne
Depuis la mise en place du site, en mai dernier, 80ruches ont vu le jour en France, sept sont ouvertes à la vente. Les autres sont en cours de recensement des membres et des producteurs. La Bretagne en compte sept, qui vont entrer en service dans les semaines à venir: à Pluneret, Vannes et Séné pour le Morbihan, Concarneau, Dinéault et Pleyber-Christ pour le Finistère, et Trébeurden pour les Côtes-d'Armor.
Une offre locale
Concrètement, chaque ruche rassemble de 25 à 50 familles, voire davantage à Paris (plus de 300foyers). Lorsque les commandes ont atteint un montant minimum, la ruche propose l'offre aux producteurs locaux (fruits, légumes, viandes, produits laitiers...). La marchandise est livrée dans les jours qui suivent. La ruche de Savenay (44), qui a ouvert il y a deux semaines, réunit 45 foyers dans un rayon de 20km et une vingtaine de fournisseurs. Pour son démarrage, les commandes portaient sur des viandes et des grillades bio, des chips, des huiles alimentaires, des légumes... Le panier pour quatre personnes de tomates, aubergines, poivrons, pâtissons, salades, carottes et oignons étant vendu 18EUR. La caissette de 5kg de viande de porc bio était vendue 45EUR (soit 9EUR le kg) et les grillades bio 11EUR le kg, «bien moins cher qu'au magasin bio voisin qui affichait 14 à 15EUR le kg de viande de porc et 24EUR le kg de grillades», précise Gérard Covos, le responsable de la ruche locale, cadre dans l'industrie métallurgique. Si l'adhésion à La ruche qui dit oui est gratuite, 20% de commissions sont ajoutées aux prix proposés: 10% pour le site mère et 10% pour le responsable local de la ruche.

23 mai 2012

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