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Economie

Chômage. L'embellie n'est pas pour tout de suite

27 octobre 2009

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Le nombre de de demandeurs d'emploi s'est aggravé de + 0,8 % en septembre. Une hausse qui n'est pas prête de s'arrêter, de l'aveu même du gouvernement

21.600 demandeurs d'emplois supplémentaires ont rejoint les listes de Pôle emploi en septembre dernier, ce qui correspond à une hausse de 0,8%. Le nombre des demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé (catégorie A) s'établit désormais à 2.574.900, un chiffre en progression de 25,1% sur un an. Si l'on y ajoute les catégories B et C, ce sont 3,745millions de chômeurs qui sont inscrits sur les listes de Pôle Emploi.

«Effets de la crise»

Selon la ministre de l'Economie Christine Lagarde, cette hausse «confirme que les effets de la crise sur le marché du travail se poursuivent». Certes, on est loin des chiffres catastrophiques du début de l'année, mais comme le reconnaît Jean-Paul Fitoussi, président de l'organisme de conjoncture OFCE, «le plus dur est devant nous». L'OFCE table en effet sur un taux de chômage à 10,6% de la population active fin 2010 contre 7,8% fin 2008, soit «la plus forte progression observée au cours des 25 dernières années». 700.000 emplois marchands devraient être ainsi détruits l'an prochain, d'après l'OFCE.

«Difficile de reconstruire sans croissance»

«Tant que nous n'avons pas retrouvé une croissance supérieure à 2%, il est très difficile de reconstruire de l'emploi», a concédé, de son côté, le Premier ministre François Fillon lors d'un déplacement dans le Nord. Pour Alain Vidalies, secrétaire national du PS au travail et à l'emploi, «le gouvernement doit cesser de nier cette réalité et prendre les décisions d'urgence qui font aujourd'hui défaut». Autre constat: un quart des nouvelles inscriptions sont dues à une fin de contrat à durée déterminée (+2,4%). Les fins de mission d'intérim connaissent la plus forte hausse (+8,5%).

La Bretagne se défend

Et la Bretagne dans tout cela? Elle résiste, pourrait-on dire, du moins, elle se défend mieux que le reste de la France. La région a enregistré 400 nouveaux demandeurs d'emploi, soit une hausse de 0,4%, ce qui porte leur nombre à 106.700 (catégorie A). Sur un an, ce chiffre s'est aggravé de 26,9%, un niveau légèrement supérieur à la tendance nationale.

Les hommes premiers visés

Le fait surprenant, c'est que ce sont les hommes qui connaissent la plus forte progression (+1,4%) alors que le nombre de femmes est en baisse de 0,8%. Du côté de la pyramide des âges, on constate que les demandeurs d'emplois âgés entre 25 et 49 ans résistent mieux à la crise, tandis que ceux âgés de moins de 25 ans ou de plus 50 ans voient leur nombre augmenter dans la même proportion (+1,1%).

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