Chambres de commerce. La réforme rebat les cartes
Les patrons bretons vont élire leurs représentants aux chambres de commerce territoriales et régionale, selon un nouveau mode de scrutin qui préfigure quelques bouleversements au sein de l'institution consulaire.
Redistribution des cartes.
Entre le 25novembre et le 8décembre, les chefs d'entreprise sont appelés à voter par correspondance ou via Internet (une première). La proclamation des résultats est prévue avant le 16décembre. Il y a sept CCI en Bretagne. Une seule, celle de Morlaix, compte deux listes. C'est dire globalement le peu de suspense qui attend les électeurs. Pas étonnant, les CCI territoriales perdent une partie de leur budget et de leurs attributions au profit de la chambre régionale. Ainsi l'a prévu, la réforme mise en place par le secrétaire d'État au Commerce, Hervé Novelli. Les CCIT conserveront cependant la gestion de leurs concessions portuaires et aéroportuaires. Du coup, les Finistériens ne sont pas près de renoncer à leurs trois CCI historiquement liées à des activités différentes: les ports de pêche pour la CCI de Quimper; le port de commerce et l'aéroport pour Brest; le port de Roscoff et l'aéroport pour Morlaix.
Une CCI de région plus puissante.
À l'occasion de ce nouveau scrutin, la lutte pour le pouvoir s'est naturellement déplacée vers l'échelon régional. La nouvelle «Chambre de commerce et d'industrie de région» (CCIR) aura un budget et des compétences élargies. Elle centralisera progressivement les services financiers et une grande partie des ressources humaines jusqu'à présent à la disposition de chaque CCI. Objectif affiché par la réforme: réduction des coûts par une mise en commun des hommes et création d'une institution économique bretonne forte capable de concevoir une véritable stratégie régionale. Les candidats à la CCIR seront élus en même temps que ceux des CCI territoriales. Mais -c'est nouveau- ils sont «fléchés» comme tels dès le départ. Autre nouveauté: un président de CCIT ne pourra pas être aussi à la tête de la CCIR.
Les hommes.
Les têtes de listes et vraisemblables futurs présidents des CCI territoriales sont: Frank Bellion (Brest), Jean-François Garrec (Quimper), Emmanuel Thaunier (Rennes), Dominique Lecomte (Saint-Brieuc), Jean-François Le Tallec (Morbihan), Youenn Le Boulc'h (Saint-Malo/Fougères). Morlaix se distingue avec ses deux listes menées par Jacques Feunteuna (Morlaix), d'une part et Jean-Paul Chapalain et Joseph Le Mer (Morlaix), d'autre part.
Rennes ou Brest?
Les Finistériens ont fait entendre leur voix. Pourquoi la nouvelle chambre de région devrait-elle être installée à Rennes et pas à Brest dans le Finistère où se trouve la plus grande partie de l'activité économique bretonne? Frank Bellion et Jean-François Garrec se sont positionnés pour une «bipolarité» de la futre CCIR. «Dans le Finistère, nous avons déjà de bons experts en matière de finances et de ressources humaines», explique le futur successeur de Jacques Kühn à Brest. Mais ni l'un ni l'autre ne demande un transfert intégral des personnels administratifs actuellement en poste à Rennes. Leur souhait: que la CCIR ait un pied bien ancré dans le territoire finistérien. Seul candidat actuellement déclaré pour la présidence régionale, le Costarmoricain Alain Daher se garde bien d'attiser les braises: «Je m'engage sur une campagne de débats». Tout aussi prudent, Jean-Yves Le Drian, président du conseil régional, «ne souhaite pas intervenir dans le débat en période électorale».
6 réactions
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keruhel
CCIR
D'accord aussi avec Claude 29. Ces chambres consulaires sont seulement des "pompes à phynances" comme aurait dit Alphonse Allais. Dans l'article de Flore Limantour, sont déjà nommés les futurs vraisemblables présidents des CCiR. Les dés sont donc jetés. Combien de ces personnes sont des chefs d'entreprise ? Flore devrait répondre à Arri mais le pourra-t-elle ? Répondre à un pseudo doit être difficile.. Et pour finir, que choisir entre Brest et Rennes ? Ni l'un ni l'autre ! Le meilleur emplacement serait Nantes et enfin Nantes serait relié au reste de la Bretagne avec des liaisons ferroviaires qui fonctionnent avec Rennes et Brest et des routes convenables à la taille du trafic qu'il faut REfaire naître. En quoi ces CCI et CCiR sont-elles capables d'amorcer un tel mouvement ? Des courtisanes à la solde de Paris et de son centralisme. Paul Chérel
Ajouté le 14 novembre 2010 à 10h45
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arri...
Une gabegie
Entièrement d'accord avec Claude29 sans oublier de noter que les conseillers CCI affichent aussi bien souvent une attitude méprisante quand les demandes les déstabilisent ou que les demandes exigent de la réactivité et un minimum d'efficience. Une grande gabegie avec comme support l'argent publics... et dire qu'il y a 160 CCI en France.
Ajouté le 14 novembre 2010 à 09h41
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NEGUS
Brest pour la Bretagne réunie
Une Bretagne forte suppose une métropole forte au Ponant, un partage des responsabilités entre Nantes, Rennes et Brest. En outre, le siège de la CCI régionale à Brest va accélérer les travaux sur la ligne de chemin de fer Rennes -Brest. Enfin, pour une région qui a une image surtout maritime, il serait dommage que tout se fasse autour de Rennes, dont l'image est plutôt terrienne, trop souvent inféodée à Paris.
Ajouté le 11 novembre 2010 à 10h22
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arri...
Du ménage du sol au plafond
Ces organismes ne sont pas toujours transparents et de fortes gabegies sont constatées voire aux de jolis privilèges personnels avec quelques frasques décelés. Ce sont les impôts de la France d'en bas, donc des coupes sombres sont impératives aussi à l'heure de la crise profonde. Stop au verbiage, place aux bilans.
Ajouté le 11 novembre 2010 à 09h13
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claude29
cci = fonctionnaires
Les entreprises se plaignent de peu de valeur ajoutée des CCI. C'est normal, les "conseillers" n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise. Ce sont des hommes de dossiers, des administratifs. Je ne comprends pas qu'on fasse du bruit autour des CCI. Il faudrait 2 règles :
- tout conseiller de CCI doit avoir au minimum 5 années de vie en entreprise derrière lui
- il ne reste pas + de 5 ans dans cette institution
Ajouté le 13 novembre 2010 à 10h12
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dune
région maritime?
Saint Nazaire, Saint Malo oui, Brest malheureusement non, le port de Brest est né de la Marine Nationale, pour le reste tout ce qui a été entrepris par la CCI s est soldé par des échecs.
Le salue de Brest pourrait être le tourisme, à part ça je ne vois pas.
le Port est beaucoup trop éloigné des axes Nord- Sud européens, Rotterdam Anvers Dunkerque Le Havre Portsmouth Saint Nazaire Bilbao... font partie de la "banane bleue" Brest est hors jeux.
Ajouté le 11 novembre 2010 à 17h52
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