6 février 2012
Le jackpot, non. Mais, avec un chiffre d'affaires en progression de 5% alors que ses concurrents accusent une chute de 10 à 21% sur les quatre derniers exercices, le trio de casinos de Fréhel (22), Saint-Quay-Portrieux (22) et Quiberon (56), a de belles couleurs dans son jeu. Sa force: l'indépendance. «Nous sommes un groupe à taille humaine. C'est de notre argent dont il s'agit. Le capital est détenu à 80% par une quinzaine d'investisseurs bretons et à 20% par des salariés ou anciens collaborateurs», explique Hugo Corbillé, président de la holding et des trois casinos. La holding gère également un hôtel de 59 chambres à Pordic depuis 2008 et quelques petits restaurants en Bretagne, employant 200 personnes. Qui dit indépendance, dit souplesse et réactivité: «Je suis en contact quotidien avec les directeurs des trois établissements où je passe, par ailleurs, chaque semaine. Quand il y a une décision à prendre, on ne perd pas de temps. Je suis également en contact direct avec les mairies. Il est important que l'on participe à la vie locale. Nous serons ainsi sponsors des Estivales de volley-ball, cet été aux Sables d'or».
«Du lien social»
Cette proximité, selon Hugo Corbillé, est également de règle en ce concerne la clientèle: «Mon bureau, c'est ici, au coeur du casino, entre le bar, le restaurant et les jeux... la meilleure manière de réagir et de s'adapter aux attentes des clients», mais aussi à la concurrence, notamment, celle des jeux en ligne. «À nous de donner envie de continuer à venir nous voir. Un casino, c'est une atmosphère et du lien social. Les seniors femmes se retrouvent autour des machines à sous tandis que la clientèle est plus masculine et plus jeune aux jeux de table où le poker est très à la mode... Nous sommes là, aussi, pour éviter des débordements éventuels des clients en cas d'addiction au jeu...»
Nouveaux investissements
Ceci étant, le maître mot est festif: «Notre métier, c'est avant tout de divertir les gens», confie le président de la holding. De fait, les jeux ne constituent que l'une des facettes des casinos: accueil de baptêmes, mariages ou anniversaires, restauration, spectacles, concerts et musiciens, le week-end, pour animer la piste de danse, assurent des recettes de complément non négligeables tout en renforçant l'attractivité d'établissements qui bénéficient d'investissements constants. Le casino de Fréhel a ainsi été totalement refait en 2003 et celui de Saint-Quay, agrandi, il y a trois ans. D'autres investissements ne sont pas à écarter. Le groupe n'exclut pas de se porter candidat à la création de casino à Vannes, voire à Larmor-Plage si le projet se confirme. Une seule certitude: ce ne sera pas en dehors de la Bretagne!

26 mai 2012

26 mai 2012