3 février 2012
L'amiral Lagane, le patron de la SNSM, ne cachait pas sa satisfaction en signant, hier, à Paris, le contrat avec le chantier Sibiril Technologies (tout aussi ravi!). C'est, en effet, le Carantécois qui a gagné la «compet'» de l'appel d'offres et est chargé de construire le premier prototype de CTTNG. Destinée à l'Ile de Sein, la nouvelle belle bête de la SNSM devrait prendre la mer en mars2013.
Insubmersible et autoredressable
Le nouveau canot tous temps, conçu par l'architecte morbihannais Didier Marchand sera insubmersible et autoredressable mais aussi plus puissant. Pour l'heure, le chantier Sibiril Technologies va attaquer la première phase, qui devrait durer trois mois, celle de la fabrication du moule du bateau. Il sera la propriété de la SNSM et permettra ensuite de fabriquer des canots en série, une bonne façon de tenir les prix. Le marché est porteur. La SNSM compte aujourd'hui 40 canots tous temps qu'il faudra renouveler au fil des années! «C'est un marché de 50millions d'euros sur 30 ans», souligne l'amiral Lagane. La SNSM et le chantier de Carantec sont dans une logique de partenariat. «Ce doit être du gagnant - gagnant», disent les partenaires. Au chantier Sibiril d'être le mieux disant s'il souhaite construire tous ces bateaux...
1,2million d'euros
À quoi ressemblera le nouveau canot? Sa longueur:17,80mètres. Sa largeur:5,10mètres. Son coût: de l'ordre de 1,2million d'euros. Équipé de deux moteurs de 650CV, «respectant les normes écologiques les plus strictes», il pourra atteindre 25 noeuds, contre 20aujourd'hui. Il peut déplacer 28 tonnes, contre 22aujourd'hui. Ce qui change encore: le bateau est certes un bateau de sauvetage mais aussi une «ambulance». L'espace permet d'accueillir plus de naufragés: 40 personnes dont 15 places assises et deux civières. Pour le chantier Sibiril Technologies, qui a connu des heures difficiles l'an passé, puis une reprise par Jean-Pierre Le Goff (par ailleurs repreneur des Faïenceries Henriot à Quimper), c'est l'heure de la remise à flot. Le plan de charge (au moins unan) est «satisfaisant». Le chantier (aujourd'hui 20 salariés) construit actuellement deux vedettes de 12 m pour la SNSM, deux pilotines de port. Il y aurait des touches sérieuses de commandes sur ce marché. Mieux, Sibiril Technologies concocte un nouveau bateau innovant, une vedette portuaire polyvalente. Pour l'heure, c'est du secret-défense. On saura tout sur la vedette en mai-juin. «Aujourd'hui, le chantier est reparti», se félicite Jean-Pierre Le Goff. «Il faut maintenant sécuriser.» www.snsm.org