letelegramme.com

 

Rechercher

Camaret. La banque fait jouer en bourse la cliente décédée !

29 janvier 2009 - 2 réactions

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF
  • Imprimer cet article

Après le décès d'une Camarétoise, les opérations boursières se sont poursuivies sur son compte-titre. Son fils va déposer plainte contre la banque.

Jacques Tatinclout, le fils unique, n'en a pas cru ses yeux. Pendant qu'il attendait le transfert du porte-feuille et des liquidités de sa mère, il a pu constater sur sa messagerie électronique des opérations boursières réalisées à son insu par la Caisse régionale du Crédit agricole du Finistère. L'avocat de l'héritier va déposer plainte cette semaine auprès du Procureur de la République du tribunal de grande instance de Quimper. Le Crédit Agricole reconnaît une erreur d'opération et propose une compensation.

Retard de transfert

Jeanne Tatinclout est décédée le 21novembre 2008 à l'âge de 95 ans, à la maison de retraite de Camaret. Son fils gérait ses comptes depuis plusieurs années. Dans la journée du décès, il a averti la banque en lui fournissant une copie du livret de famille et les coordonnées du notaire chargé de la succession. De son côté, le notaire a demandé le virement des avoirs de la défunte sur le compte du fils.

Délit ou erreur?

Une dizaine de jours plus tard, ne voyant rien venir, Jacques Tatinclout a téléphoné au service de succession de la banque qui, en l'absence du responsable du dossier, n'a pas retrouvé l'ordre de transfert du notaire. Ce dernier a aussitôt envoyé un fax à la banque. «Le transfert des titres a été effectué seulement le 22janvier», note Jacques Tatinclout. Au-delà du retard de transfert, le fils unique en veut à la banque verte d'avoir «joué avec l'argent de sa mère». Me Jean-Jacques Planchon, son avocat parle «d'opérations délictueuses, qui risquent d'avoir pour mon client des conséquences fiscales importantes, en raison de la vente du porte-feuille, d'une valeur de l'ordre de 40.000euros, par la banque». Le Crédit agricole reconnaît qu'«une erreur d'opération a eu lieu, à savoir la vente de titres au lieu du transfert de ceux-ci au profit de Jacques Tatinclout. Nous avons dû opérer le rachat de ces derniers pour pouvoir les transférer le 22janvier dernier». La banque verte, tout en s'excusant du retard pris dans l'exécution des ordres du notaire, a décidé d'annuler, en compensation, la tarification des frais de dossier prélevés sur le compte de la mère. Elle confirme par ailleurs que le solde restant (environ 3.000euros) devrait être versé dans le courant de la semaine.

Trop tard

Pour Jacques Tatinclout, il est trop tard pour faire marche-arrière. «Il y a d'une part le préjudice moral et, d'autre part, je ne veux pas être désarmé devant le fisc s'il me taxe sur les plus-values sur la vente du porte-feuille et s'il me réclame la CSG». Jacques Tatinclout sait de quoi il parle, c'est un ancien directeur de banque.

  • Yves Drévillon
  • Exporter cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Envoyer cet article sur twitter
Exportez cet article
Activer mon accès abonné S'abonner au Télégramme

2 réactions

  • DALAKANY
    y en a marre suite
    oui que serait notre département sans le concours des banques : développement rurales, industriels, construction des maisons individuelles... la concurrence elle joue et à plein, nous devons nous battre à chaque instant pour offrir les meilleurs conditions de taux ou de placement (frais de chargements sur assurance-vie) au profit des clients. De plus il faut savoir que les employés de banque (le banquier etant le propriétaire de l'établissement) sont extrèmenent surveiller dans l'exercice de leur profession. Chaque client qui vient en agence est considéré comme démarché et à donc un délai de rétractation de 14 jours sur tous contrats souscrits ( 1mois pour les assurances-vies). Depuis octobre 2007, il y a la "MIF" et la classification DELMAS MARSALLET pour les produits bancaires toujours dans un but de protection des clients. Et enfin, nous devons tous les jours travailler avec les normes BALE II qui octroien à chaque client une note de A à V et qui détermine si oui ou non le client pourra obtenir un prêt et à quelles conditions ainsi que le montant des provisions pour perte devra passer au cours de l'exercice ( et donc diminuer son bénéfice). Les normes européennes avec lesquelles nous devons travailler chaque jour sont certainement plus contraignante pour nous employés que la soit disant pression commerciale qui au regard de certaine profession est insignifiante. Il faut savoir aussi que beaucoup de banque de proximité sont des banques mutualistes qui n'ont qu'un objectif le développement de notre région et la réalisation des projets de ses habitants. alors oui lorsque j'entends tout et n'importe quoi sur les banques il y en a marre et je ne connais pas un seul employé aujourd'hui qui ne fait pas son travail honnêtement et avec fierté
    Ajouté le 29 janvier 2009 à 19h33
  • Maenkorn
    Un cas isolé???
    On voudrait bien que çà soit un cas isolé... Qui n'a pas entendu parler de comptes livrets ouverts sans l'autorisation du detenteur, de modifications dans les placements, de souscriptions d'assurances qui font doublons etc etc etc...le tout fait avec un sourire large comme çà. Qui sont les vrais responsables? Les employés qui répondent ainsi à la pression dont ils sont l'objet , les "patrons" soucieux de présenter un bilan favorable pour empocher leurs bonus indécents , les actionnaires qui préfèrent ne rien savoir? Quel degré de perversion, les banques devront-elles atteindre pour que des mesures de salubrité publique soient prises?
    Ajouté le 29 janvier 2009 à 07h11

Dans la même rubrique

Abonnements et services

S'abonner au télégramme
Appli iPhone Android Le Télégramme

Forfait mobile et carte sim prépayée Le Télégramme Mobile
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Presse régionale

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com | Toute l'actualité maritime avec Mer et Marine | Le Télégramme recrute | Forfait mobile avec Le Télégramme Mobile | Modèles de lettres

Les sites de Pen Duick :

Route du Rhum – La Banque Postale | Transat Jacques Vabre | Transat AG2R LA MONDIALE | Transat Bénodet-Martinique