8 juin 2011 - 1 réactions
L'idée a germé il y a deux ans, au sein de Produit en Bretagne. L'association qui regroupe sous un même logo (le petit phare dans un rond jaune) plusieurs centaines d'entreprises bretonnes a décidé de créer une filiale à l'international. «Nos PME-PMI bretonnes sont détentrices de savoir-faire qui sont des pépites, mais elles sont bien trop petites pour agir seules à l'export», explique Jackez Bernard, le président de Produit en Bretagne. D'où la constitution, hier, d'une société de négoce baptisée Bretagne Excellence, sous forme de société en actions simplifiées, dotée d'un capital de 770.000EUR détenu par un groupe d'une trentaine de patrons bretons. Pour des raisons stratégiques, son siège social est à Brest et ses bureaux sont à Rennes, dans les locaux de Bretagne Internationale (CCI).
Déjà 60 références
Sa mission: commercialiser, sous la marque Bretagne Excellence, une large gamme de produits de qualité. «Nous allons commencer avec une soixantaine de références pour évoluer jusqu'à plus de 200 produits», affirme ThierryLambert. À47 ans, le tout nouveau directeur de Bretagne Excellence apportera une réelle expertise en la matière, lui qui a contribué au développement à l'export de PME-PMI et de filiales de grands groupes de l'agroalimentaire (Frigécrème, Brossard, Locmaria, Rolli) depuis 26ans. «Nous avons déjà établi une liste de références de produits ciblés comme des confitures de fraises, des cidres, des bières au blé noir, des pâtés de viande et des soupes de poisson. Nous allons lancer des appels d'offres pour que les entreprises bretonnes puissent y répondre rapidement».
L'Europe, l'Asie, les USA et le Canada
Conditionnés sous la nouvelle marque, les produits seront achetés par Bretagne Excellence qui les commercialisera en Europe du Nord «où la Bretagne bénéficie d'une excellente image de qualité», aux USA et au Canada. Des contacts sont d'ores et déjà pris en Asie, au Japon qui adore la Bretagne ou encore en Malaisie. «L'idée est d'installer la Bretagne dans les rayons ethniques des magasins, comme le sont les produits tex-mex ou italiens», assure Thierry Lambert qui vise un chiffre d'affaires de 5millions d'euros d'ici trois ans et 13millions d'euros d'ici cinq ans.

23 mai 2012

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