8 avril 2008
Le réseau Biocoop va créer 12 nouveaux magasins cette année en Bretagne, devenue sa région-phare. Son souci : assurer leur approvision- nement.
Si l'on s'en tient aux chiffres, tous les voyants sont au vert. Le premier réseau de magasins spécialisés en produits bio (300 points de vente en France) affiche une croissance annuelle de 25 %. Il se développe au rythme d'une cinquantaine de nouveaux magasins par an, soit un par semaine. Le problème est aujourd'hui d'accompagner le développement par un approvisionnement régulier tout au long de l'année.
600 hectares
de plus dans la région
Claude Gruffat, le P-DG du réseau Biocoop, a affiché ses objectifs la semaine dernière à Morlaix où il participait à l'assemblée générale de son principal partenaire breton, l'association des producteurs de fruits et légumes biologiques de Bretagne (APFLBB). Ce groupement de 40 producteurs fournit à Biocoop près de 4.000 tonnes de légumes, cultivés sur 400 hectares. « Il nous faudrait 600 hectares supplémentaires d'ici 2012 pour répondre au développement de nos besoins », a lancé Claude Gruffat.
Le président de l'APFLBB, René Léa, recherche de nouveaux producteurs pour gonfler la production du groupement. « Le développement de l'agriculture bio ne pourra se faire sans aides publiques fortes à la reconversion des agriculteurs conventionnels. »
Pourquoi pas
« Prince de Bretagne » ?
Biocoop veut diminuer ses importations à certains moments de l'année. Les fruits et légumes pèsent à eux seuls 20 % du chiffre d'affaires des magasins, soit 20 millions d'euros par an. « Il en faudra deux fois et demi de plus en 2012 », note Claude Gruffat.
Le P-DG ne ferme pas la porte à « Prince de Bretagne », qui a enterré la hache de guerre avec les producteurs bio historiques, et qui exporte beaucoup en Europe. « Il devra répondre à nos spécifications d'achat portant sur l'origine des semences, la reconversion à 100 % bio des producteurs concernés, la gestion cohérente des sols. »
16 mai 2012 à 10h12
16 mai 2012

16 mai 2012

16 mai 2012