5 septembre 2009
La liquidation du site Asteel de Douarnenez (29) a été prononcée hier par le Tribunal de commerce de Quimper. 134 salariés perdent leur emploi. Un coup très dur pour tout le pays de Douarnenez.
À la sortie du Tribunal de commerce, hier matin, le délégué du CE, Christian Le Floch, exprimait sont «dégoût» et «sa colère». Dans le même temps, il disait aussi que «la liquidation du site de Douarnenez était inéluctableen raison de la baisse de l'activité et du plan de charge inexistant».
Concurrence mondiale
La mise en liquidation, prononcée hier par le Tribunal n'était donc pas une surprise. Ni pour le CE, ni pour les salariés. Il reste que le licenciement de 134 personnes est un coup très dur pour le bassin d'emploi de tout le pays de Douarnenez. Ce n'est pas la première fois que la filiale douarneniste d'AsteelFlash Group (*), spécialisée dans l'électronique et la plasturgie téléphonique ou automobile, rencontre des difficultés dans un secteur à forte concurrence mondiale.
Épée de Damoclès
En février2008, un plan social avait concerné 42 salariés. Il avait finalement conduit au départ de 15 salariés. Mais l'ombre de ce plan social qui n'avait pas totalement été mené à terme représentait une véritable épée de Damoclès. Et, dès octobre2008, le CE redoutait un nouveau plan social. Ce nouveau plan social a finalement été annoncé en mai dernier pour 44 nouveaux salariés.
Bras de fer
L'annonce de ce nouveau plan social a généré un véritable bras de fer entre les salariés et la direction générale d'AsteelFlash Group. Les salariés estimaient que l'enveloppe de 1,8MEUR était insuffisante et voulait qu'elle passe à 2,2MEUR. Gille Benhamou, P-dg d'AsteelFlash Group a toujours opposé un «Niet» catégorique. Ce bras de fer a finalement conduit la direction à remettre un dossier de cessation de paiement devant le tribunal de commerce de Quimper en juin dernier. Gilles Benhamou expliquait alors que «les conditions nécessaires à la mise en oeuvre du projet de réorganisation d'AsteelFlash Bretagne ne sont plus réunies». Après une période de deux mois d'observation, c'est la liquidation qui a été prononcée, avec le licenciement des 134 salariés dont la moyenne d'âge est d'une cinquantaine d'années.
Un nouveau coup dur
Au drame humain s'ajoute encore une catastrophe économique. La liquidation d'Asteel est un nouveau coup dur pour Douarnenez car la zone industrielle de Lannugat qui accueille plusieurs sociétés d'électronique a déjà été secouée par plusieurs plans sociaux et a connu plusieurs fermetures d'entreprise. En décembre2007, l'entreprise de télécommunication Gexel (du groupe Canadien Lagassé) a mis en place un plan social pour 24 salariés. En janvier2008, c'est la société EADS qui a fermé avec un plan social pour 35 salariés.
Depuis la fin 2008, la préfecture et les élus ont mis en place une cellule de revitalisation de cette zone industrielle. Pour les salariés d'Asteel, c'est trop tard.
