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Economie

Arkéa. Résultats en baisse de 19 %

21 mars 2008

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Le groupe Arkéa a réalisé en 2007 un résultat de 216,2 millions d'euros, en baisse de 19,2 % par rapport à 2006. Le groupe Arkéa réunit les fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central. Ce résultat, qui est le troisième de l'histoire du groupe, est cependant inférieur de 60 millions d'euros à l'objectif. Le chiffre d'affaire d'1,232 milliards d'euros recule de 3,2 %.

Crise financière

Cette diminution n'est pas imputable à l'activité de la banque de détail, qui progresse, mais à celle de la banque d'investissement. La crise financière et les subprimes sont passées par là. Arkéa a provisionné pour dépréciations 183 millions d'euros et dit espérer en récupérer une bonne partie dans les exercices futurs. Au demeurant, dans le total, 117 millions sont liés aux produits contenant des subprimes. Parmi eux, 70 millions proviennent de Brit Alliance, société créée en 2006 avec la Banque Morgan Stanley. Arkéa n'a pas écarté encore l'idée d'un recours contre les produits conseillés par Morgan Stanley, mais l'épisode risque de tenir du pot de terre contre le pot de fer. Parallèlement à ces phénomènes conjoncturels, Arkéa doit compter avec le départ de deux fédérations, celles d'Anjou et d'Océan, de son groupement informatique. Toutes deux vont rejoindre le système du groupe de Strasbourg -rival historique d'Arkéa- qui traite l'informatique de treize autres fédérations, ainsi que celle du CIC. « C'est une déception de ne pas continuer, mais cela va nous donner plus de marge de manoeuvre », assure Jacques Kergoat, directeur général d'Arkéa. Fin 2007, le Crédit Mutuel de Loire-Atlantique et du Centre-Ouest avait décidé de quitter Suravenir Assurances, créé avec Arkéa, pour rejoindre une filiale du groupe de Strasbourg. Là aussi Arkéa en tempère la portée : « Malgré ce départ, Suravenir Assurances reste rentable et nous n'aurons plus à leur verser de résultat ». Le paysage va se modifier également du côté des fédérations de Marseille et Valence. Arkéa en détient 14 % dans le cadre d'un partenariat qui lui a permis de développer une banque d'entreprise dans la région. Le groupe de Strasbourg devrait entrer au capital de ces deux fédérations à un niveau supérieur à 14 %.

Risque d'isolement

Bref, le groupe de l'Est tisse sa toile. « Il y a une différence d'approche. Nous sommes d'essence régionale, tout en étant économiquement viables, lui a tendance à vouloir devenir national » estime Jacques Kergoat. Conscient sans doute des risques d'isolement s'il ne noue pas de partenariat extérieur tout en se diversifiant davantage, Arkéa a décidé d'arrêter un projet à l'horizon 2015. L'arrivée de Jean-Pierre Denis comme vice-président exécutif du groupe, à l'automne 2007, participe à cette projection, dont le contenu sera connu avant l'été ou, au plus tard, en septembre.

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