5 décembre 2008
Elle a mis au point une machine innovante qui sait reconnaitre et trier les poissons. A Landévant (56), la société Arbor Technologies automatise les machines de l'agroalimentaire.
Améliorer les conditions de travail dans les chaînes de fabrication, tout en gagnant en qualité des produits et en productivité : c'est l'un des grands défis de l'industrie agroalimentaire, souvent confrontée à des difficultés de recrutement. La société Arbor, qui emploie 32 salariés à Landévant, près de Lorient, l'a bien compris. Elle qui depuis 1990 conçoit, fabrique et installe des équipements de process dans tous les secteurs de cette industrie : produits de la mer, volaille, légumes, viande, produits frais ou congelés, conserves, plats préparés...
L'ISS 450, la dernière machine qu'elle a inventée, fruit d'une collaboration avec les chercheurs de l'université de Bretagne-Sud, révolutionne la tâche de tri du poisson, via un système de vision qui associe reconnaissance et intelligence artificielle.
Dans les criées
et les bateaux
Les poissons, à la queue leu leu sur un tapis roulant, défilent à grande vitesse devant une caméra qui les visionne, les identifie et les classe par espèce et par calibre. Elle peut ainsi distinguer une sardine d'un maquereau, une lotte d'un chinchard... Installée dans les criées ou à bord des bateaux, la trieuse fait le travail de six à huit personnes. La première unité a été vendue à un conserveur de sardines finistérien.
« On apporte de la valeur ajoutée à nos clients en améliorant la qualité et le rendement. Mais cette machine permet aussi de mieux valoriser le travail humain. On réduit au minimum les tâches de manutention. L'expérience des opérateurs est ainsi utilisée au contrôle qualitatif que la machine ne peut pas faire », souligne Gilles Nignon, directeur fondateur d'Arbor Technologies.
Les techniques développées pour cette trieuse, qui lui ont valu plusieurs récompenses, ouvre de larges horizons à l'entreprise morbihannaise, « d'autant qu'on pourra toujours faire évoluer les logiciels et la qualité de la vision », ajoute Gilles Nignon.
Des robots
intelligents
Le chef d'entreprise a déjà l'esprit déjà bien occupé par les futures innovations qu'il va présenter en 2009. « Notre prochaine étape, ce sera la robotique intelligente. On va demander aux machines d'accomplir des tâches que l'être humain sait faire. On veut les rendre intelligentes et pas seulement manutentionnaires. Elles vont devenir multitâches et vont même travailler en équipe », révèle Gilles Nignon dont l'entreprise va devenir 100 % bretons les jours prochains puisque qu'il vient de racheter les parts du groupe scandinave Marel avec lequel il était associé depuis 2000.
En chiffres
L'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 5,4 millions d'euros en 2007.16 mai 2012 à 10h12
16 mai 2012

16 mai 2012

16 mai 2012