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Alimentation bio. Rattrapée par la crise

7 février 2012 - 7 réactions

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La croissance du marché alimentaire bio en France va ralentir pour plafonner à 5% en 2015 avec un chiffre d'affaires de 4,5milliardsd'euros, en raison de la crise, selon une étude du cabinet Xerfi. La grande distribution, qui ne cesse d'élargir sa gamme bio, devrait gagner du terrain face aux spécialistes, grâce à une stratégie basée sur des prix bas, selon le cabinet. Avec des taux de croissance entre 10 et 25% entre2006 et2010, le marché alimentaire bio a doublé de taille en cinq ans pour générer 3,65milliards d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier. (Photo Claude Prigent)

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7 réactions

  • serg...
    langue de bois
    à Cheun, sous pouvez utilisez la langue de bois avec des gens loin des pratiques agricoles, mais il suffit de regarder comment travaillent les agriculteurs bio et les conventionnels pour se rendre compte des différences. Comment expliquez vous la disparition des abeilles, si l'agriculture conventionnelle est si propre que ça ? que dire des algues vertes ? Votre discours ne tient pas la route et ce n'est pas en restant dans le déni permanent qu'on fera avancer les choses...
    Ajouté le 7 février 2012 à 15h17
  • Cheun
    @gjosse et serg...
    Bon nombre de donneurs de leçons "en herbes", qui se prétendent écolos - ou qui les défendent - profitent bien du fait qu'une grande majorité de l'opinion soit déconnectée du terrain et de ses réalités pour raconter tout et n'importe quoi. J'ai la chance de vivre au milieu de nombreux agriculteurs avec lesquels je partage le quotidien en bon voisinage, et je puis dire en connaissance de cause que vos discours sur l'opposition bio-conventionnel tiennent du n'importe quoi. J'achète de la viande bovine pour ma conso personnelle avec l'un d'entre eux, ce n'est pas du bio, et pourtant ses sols sont aussi vivants, sinon plus, que les sols appauvris et donc infestés de plantes indésirables (rumex, chardons, séneçons, gaillets, renouées, chiendents ...) de certains prod bio. Il n'est pas besoin d'être prod bio pour ne pas traiter, encore une idée véhiculée. De nombreuse pâtures ne sont pas désherbées ni fertilisées en conventionnel, ce sont en général des prairies-pâtures multi-espèces, composées de 5 ou 6 graminées différentes et deux ou trois sortes de légumineuses (trèfles,) qui font le bonheur des abeilles qui ne sont pas décimées par le varroa ou de CCD. Ces bovins sont aussi bien portants et tous aussi sains que chez un producteur bio. Vous devriez jeter un coup sur les diffusions du GAB, (très intéressantes par ailleurs parce que j'estime les prod bio plus que vous ne le pensez,) vous y verriez l'évolution de l'agriculture bio que je suis depuis plusieurs années, vous y verriez également les dérogations accordées en matière de nourriture, fertilisation, etc... sans lesquelles les prod bio ne pourraient survivre certaines années. Ce qui m'amène à dire que le bio et le conventionnel ne doivent pas s'opposer car les premiers doivent bien souvent faire appel aux seconds pour du fourrage, de la litière ou de l'ensilage (2009). Je rappelle que la nourriture fermentée est autorisée en alimentation bio depuis quelques années. Il est sûr que l'éleveur de bovins chez qui j'achète ma viande utilise parfois des antibiotiques, j'ai vu son registre d'élevage, et bon an mal an, il se voit contraint de soigner une ou deux bêtes par an (sur 40) suite à un vêlage difficile ou une inflammation. Le cahier de charges bio accepte, lui, jusqu'à un traitement antibio par bête et par an, cela s'explique par le fait que de nombreux producteurs bio ne maîtrisent pas la technique d'élevage bio et doivent faire face à de nombreux problèmes sanitaires. Le bon éleveur ou bon producteur bio n'est pas payé à la hauteur de son travail, et le surcoût des produits bio vient du fait de la certification très lourde et très onéreuse auquel il est soumis. Le coût annuel de l'adhésion à un organisme certificateur est de 700 euros en moyenne, auquel il faut ajouter le surcoût sur toutes les semences, les produits (parce qu'il y en a aussi en bio), en fertilisants (fumier bio), en main-d'oeuvre, et les risques agronomiques sur les sols, surtout en maraîchage du fait de l'usage excessif de bouillie bordelaise (sulfate de cuivre) seul fongicide possible dans certaines situations, sans compter bien-sûr la faiblesse, voire la nullité des rendement certaines années du fait de l'exposition aux aléas et la limitation des interventions pour y faire face. Les défendeurs du bio ne seront crédibles que le jour où ils accepteront de payer pour que les producteurs bio aient une rémunération minimale fixe, indépendante, en plus du produit de leurs récoltes bien souvent trop aléatoire. Pour répondre aux algues vertes, si les cartes postales vieilles d'un siècle étaient en couleur le débat serait ailleurs. Leur prolifération est proportionnelle à l'augmentation des surfaces urbaines et de la voirie extra-urbaine imperméabilisée et lavée par des eaux qui ne sont pas traitées. J'en veux pour preuve ce qu'on trouve dans les eaux mortes et chargées dans des bassins-tampons qui recueillent le pluvial des zones industrielles et des lotissements avant leur rejet dans les ruisseaux.
    Ajouté le 8 février 2012 à 09h41
  • Cheun
    Quel bio ?
    Les produits bio ont " à peu près" le même cahier de charge quel que soit leur pays d'origine, avec certaines spécificités exigées par chaque distributeur pour se démarquer de leurs concurrents. C'est leur respect, leur application et les moyens de contrôles qui posent problème dans de nombreux états, pour ne citer que la Chine, le Mexique, l'Espagne, la Hongrie, la Turquie, etc ... ce qui fait évidemment l'affaire des centrales d'achats : "loin des yeux ...." En effet celles-ci font valoir le bio tel qu'il est produit en France et utilise son image pour les produits bio issus de zones de production où, ceux qu'elles traitent de "consommateurs", n'iront pas vérifier, et où les mouvements écolos français ferment les yeux. Ceci est une des raisons pour laquelle le bio est en train de s'autodétruire chez nous. La seconde c'est que le bio est voué à rester marginal, local et cher. On voit bien ce que donne la banalisation du produit à grande échelle, face à laquelle on trouve une offre locale qui, elle-même, se disperse et s'autoconcurrence. La troisième cause d'autodestruction progressive du bio est la prise de conscience progressive de l'opinion qui commence à se rendre compte que le bio s'est surtout fait valoir par rapport à un mode de production baptisé conventionnel qu'elle a dénoncé et diabolisé excessivement, entretenu par une psychose orchestrée par des mouvements politiques déguisés en associations qui y trouvaient également matière à exploiter médiatiquement. Or, l'opinions semble se réveiller et ouvrir les yeux, et se rend compte qu'aujourd'hui les modes de productions conventionnels sont, en réalité, loin de l'image qu'on véhiculée et instrumentalisée les mouvements politiques écolos (erb, sepnb, eelv, etc ...) et qui prétendent défendre une certaine agriculture qui n'offre pas ce compromis qui permet de garantir à toute la population française une qualité, une homogénéité et une sécurité constante de produits élaborés par un mode de production qui prend en compte à la fois les aspects environnementaux, agronomiques, économiques et humains. La véritable intox s'est faite dans les médias à coup de "pesticides ceci" et "nitrates cela", comme si la finalité de l'agriculture était d'utiliser ces produits, or c'est l'inverse, la finalité est d'en utiliser le moins possible, jusqu'à faire l'impasse, et c'est le cas d'une majorité des produits agricoles que nous consommons tous les jours sans que cela s'appelle "bio", et cela, les écolos se gardent bien de le dire.
    Ajouté le 7 février 2012 à 09h44
  • gjosse
    @ Cheun
    Bonjour Votre discours me laisse à penser que nous sommes assez d'accord. Je vis également au milieu de paysans, j'élève moi-même qq bêtes pour consommation personnelle, cultive environ 1000 mêtres de légumes et produit 600 litres de cidre. Le cheptel est suivi en homéopathie. Les légumes et les fruits auto-protégés par associations. Donc je précise ma pensée : 1 - Le modèle actuel, soutenu par la FNSEA, ne permet plus aux paysans de vivre correctement (ce n'est pas pour rien que le nombre de suicides augmente et que certaine fédérations embauchent des psychologues). Je trouve "intéressant" que le patron dudit syndicat soit aussi le directeur général de Sofiprotéol... 2 - Ce modèle industriel ne profite qu'aux intermédiaires. 3 - Vous nous parlez d'élevage. Chez un de mes clients on dit :"Tu es enrhumé, mange du lapin". Je vous laisse deviner pourquoi. 4 - Les exportations dont se flattent tant nos "responsables" empêchent les paysans des pays qui reçoivent notre 'manne" de vivre de leurs productions. 5 - Je sais que beaucoup d'éleveurs et d'agriculteurs ont entrepris un chemin vers le désengagement. Il sera long car leurs fournisseurs résistent (Monsanto, Gargyll et consorts). C'est pourquoi, je soutiens l'achat local. Mon boeuf et mon porc vivent à moins de vingt kilomètres. Le boeuf est bio, le porc "raisonné". Cordialement.
    Ajouté le 8 février 2012 à 12h25
  • gjosse
    @ Cheun
    Bonjour, Outre le fait que vous avez oublié de vous relire, vos amalgames ne sont pas admissibles. Je vous invite à donner un coup de pelle dans une terre "conventionnelle" puis dans une terre bio : vous y trouverez là un désert, ici la vie... Votre croyance sur l'état de l'opinion n'engage que vous. Pour ma part si, en effet, elle se réveille c'est bien en faveur du bio, pas celui de la GDD mais bien celui du local. Vous parlez de qualité, d'homogénéité, de sécurité. Ce sont les arguments des producteurs intensifs qui ont fait de certains de nos territoires des vides biologiques qui ne tiennent que par les apports nitriques. Libre à vous de préférer ce système mais, de grâce, cessez de répandre de contre-vérités. Bonne journée.
    Ajouté le 7 février 2012 à 17h25
  • gjosse
    Le bio
    en grande distribution est un non-sens. En effet, toujours à la recherche du profit maximum, la GDD va chercher son bio à des centaines voire des milliers de kilomètres des points de distribution. Or le bio c'est aussi acheter local en respectant les cycles des saisons. L'avenir du bio passe par les circuits courts.
    Ajouté le 7 février 2012 à 07h37
  • trio...
    les marchés
    allez acheter vos fruits et légumes bio sur les marchés, vous verrez la différence de prix avec la grande distribution...et la qualité! Depuis que j'y emmène ma femme, elle a changé d'avis sur le prix du bio soi disant très cher.
    Ajouté le 7 février 2012 à 09h55

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