7 février 2012
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Selon une étude BVA-Gallup 2010, réalisée dans 53 pays, les Francais sont les plus pessismistes sur leur situation économique et personnelle. La 16e journée de prévention du suicide, s'impose donc en France comme une véritable action de santé publique.
Les chiffres ne font que démontrer le besoin de prévention. En effet, 3,9% de la population, soit près de 2 millions de personnes, a eu des pensées suicidaires durant l'année écoulée. 7,6% des femmes et 3,2% des hommes déclarent avoir déjà fait une tentative de suicide au cours de leur vie dont représentativement 0,7 et 0,3 au cours des 12 derniers mois. Si on ajoute à cela que le suicide est la deuxième cause de déces chez les 15-24 ans après les accidents de la route et la première cause chez les 25-34 ans, on peut considérer qu'il y a urgence.
Jeudi 9 février un colloque à Rennes
Pour mieux prévenir ce problème, un programme national interministériel d’actions contre le suicide a été lancé en septembre pour 2011–2014. L’échelon régional y est conforté dans sa pertinence pour la coordination et la mise en oeuvre des démarches préventives.
C'est dans le cadre de la journée nationale de prévention que le collectif "ensemble prévenons le suicide" 35 et l'association PEGAPSE organisent une rencontre (de 9h à 17h) à la Chambre des métiers et de l'Artisanat (1 rue de l'Alma-Rennes) sur le thème national "Régions, territoires et proximités dans la prévention du suicide, tous citoyens et acteurs". Plusieurs conférences sont prévues : Politique de prévention du suicide en Bretagne, De la décision politique au travail de proximité : lien et reconnaissance réciproque, initiatives et actions préventives... Inscriptions obligatoires.
Informations, contacts :
tél: 02.99.67.88.06
tél. 06.26.78.68.24
Mail : col.preventionsuicide35@laposte.net
Suicide Ecoute : 01.45.39.40.00.
Ligne d'écoute nationale permanente pour ceux qui sont dans la détresse morale.
La démarche vise à « détecter, puis accompagner, les agriculteurs dits en situation de fragilité », détaille Marie-Noëlle Laville, responsable de l’action sociale à la MSA Ardèche-Drôme-Loire, à nos confrères du Dauphiné Libéré. « Les agriculteurs ont plus de facilité pour parler des difficultés liées à leurs troupeaux que de problèmes humains». Pour Marie-Noëlle Laville, ce malaise grandissant n’est pas seulement dû aux difficultés économiques du milieu mais à la dégradation de l'image du monde agricole. « Le métier est controversé. On sent les agriculteurs de moins en moins fiers de leur activité ce qui peut effectivement introduire du mal-être. » explique t-elle à nos confrères.
Une ligne d'écoute utile
L'objectif visé par les deux organismes est de mettre en place une ligne d’écoute pour les agriculteurs en détresse afin de prévenir le suicide dans cette profession. À l'autre bout de la ligne, un médecin du travail et/ou un travailleur social sont en charge de prendre les appels et doivent analyser le niveau de détresse de leur interlocuteur, afin de diriger au mieux les agriculteurs dans les moments difficiles. D'après Marie-Noëlle Laville, le système aurait déjà prouvé son efficacité auprès d'agriculteurs en détresse psychologique.
23 mai 2012