23 février 2012 - 1 réactions
En 2010, 17 % des chefs d'exploitation ou coexploitants possédaient un diplôme d'études supérieures, contre 11 % en 2000. Au cours de cette même période, le nombre de titulaires d'un diplôme niveau bac a progressé de cinq points de 16 % à 21 %, relève l'Agreste dans une étude publiée hier.
Les exploitants agricoles de moins de 40 ans ont un niveau de formation plus élevé que l'ensemble des exploitants. L'obligation de formation qui conditionne l'attribution d'aides publiques à l'installation n'est évidemment pas étrangère à ce phénomène. Le métier d'agriculteur devient une profession réglementée avec la «capacité professionnelle agricole», note l'Agreste.
Sans surprise, les établissements d'enseignement agricole occupent une place prépondérante dans la formation des agriculteurs. Puisque 60 % des exploitants ont obtenu un diplôme agricole.
Disparités selon les filières
On note des disparités de formation selon les filières. Les jeunes chefs d'exploitation spécialisés en grandes cultures ont plus souvent un niveau de formation agricole supérieure. C'est également le cas dans l'élevage hors sol (porcins, volailles), le polyélevage ou la polyculture. À l'inverse, les jeunes maraîchers, viticulteurs ou fruitiers ont plus souvent une formation agricole de cycle court.
Les femmes
Enfin, toujours selon l'étude, en 2010, les femmes chef d'exploitations ou coexploitantes étaient encore nombreuses à n'avoir aucune formation initiale agricole ou une formation de niveau primaire (72 %). C'est deux fois plus que les hommes. Un phénomène qui s'explique par une plus forte proportion de femmes dans les âges avancés. Ainsi, si on se penche sur les moins de 40 ans, la tendance s'inverse et les femmes passent devant les hommes. En particulier, pour les diplômes de l'enseignement supérieur 44 % pour les femmes contre 33 % pour les hommes. Et ce quelle que soit la taille de l'exploitation.


23 mai 2012

23 mai 2012

23 mai 2012